VOTER AUX PRÉTENDUES « EUROPÉENNES »

Ce dimanche 9 juin 2024 sera occupé – à tous les sens du mots – par les élections prétendues « européennes ». Vocabulaire, que d’assassinats on comment en ton nom !

Pourquoi « prétendues » ? D’abord parce qu’elles entretiennent une « pré-tension », une mise en situation de tension psychologique, laquelle n’est qu’un des signes d’une guerre en préparation. Deuxièmement à cause de la prétention d’un club d’arrivistes aussi menteurs que traîtres, ou plutôt moins menteurs que traîtres, dont le seul but est de se prétendre représentants de la grande histoire de l’Europe, c’est-à-dire de sa géopolitique profonde, celle par laquelle les pays et nations se sont constitués. Or c’est un pénible mensonge. Jamais une telle assemblée n’a été ni ne sera porteuse d’une telle idée, car elle est constituée de carpes et de lapins. Et l’on sait ce que donne ce mélange, ou plutôt ce qu’il ne donnera jamais.

Donc, nous allons voter, sauf ceux, que je comprendrais par avance, qui s’abstiendraient par devoir de respect envers l’idée de responsabilité citoyenne. Car, franchement, voter dans ces conditions, c’est vraiment démontrer l’ineptie de ce qu’est en réalité la démocratie : la digestion de la fameuse pomme empoisonnée offerte par la sorcière à Blanche-Neige.

Alors, on va me répondre : mais l’idée est belle, rien n’est parfait, les Grecs, etc. Je connais tous ces arguments. Ils sont actuellement plus faux que jamais, car la recette association bêtise, cupidité et trahison ne peut mener qu’à des catastrophes.

Il y a peut-être des moments bénis et courts pendant lesquels une démocratie pourrait se montrer bénéfique. En tout cas ce n’est pas la France qui en donne l’exemple depuis 1789, jusqu’à l’actuelle Ve République, depuis son début. Et entre ces périodes aussi illusoires que passagères, la nécessité d’un État juste et fort s’impose. Telle est notre situation actuelle.

Mais comment se décider pour voter ?

Quatre dangers menacent l’Europe, la vraie, celle de la géopolitique.

– La subversion migratoire,

– la main-mise des USA,

– la Gauche,

– Bruxelles et son arsenal de bureaucrates prédateurs.

Chacun posera ces quatre menaces fondamentales dans l’ordre de pré-déchéance qui lui paraîtra judicieux. Si l’ordre alphabétique vous convient, pourquoi pas ! Mais c’est en fonction de ces seuls critères que l’on peut et que l’on doit se déterminer.

Il faut donc éliminer :

– tous les « macroneurs » de stricte obédience ou apparentés, type LR ou équivalents. Je rappelle que ma définition du « macroneur » dépasse celle du seul parti de Macron et que la « fausse droite » y a largement sa place.

– toute la Gauche, c’est-à-dire tous les gauchistes sous toutes leurs appellations historiques ou fantaisistes, écolo inclus (car la prétendue droite, si bête, n’a pas compris l’importance qu’elle pouvait tirer des nécessités d’une véritable écologie).

– tous les partisans de l’immigration.

– tous les morpions de Bruxelles et autres punaises apparentées.

En pratique

RN : Marine à la mer

En pratique, et malgré le fait que la liste RN bénéficie de pourcentages élevés dans les sondages, je la renvoie dans la poubelle. Pourquoi ? Parce que Marine le Pen est une girouette orientée vers la Gauche. Quand on se prétend ni de droite ni de gauche depuis des années, la direction à Gauche est donnée. Quant aux votes de son parti pour ne pas assumer une motion de censure envers le premier macroneur, il dit tout. Donc, dehors ! Peut-être, un jour, Bardella la renverra-t-il cuver entre ses chattes. Alors…

Ne restent que Reconquête d’un côté (Marion Maréchal) et les listes de type « Frexit » (Asselineau, Philippot) de l’autre.

J’adresse l’énorme reproche à Zemmour de ne pas s’être posé clairement contre Bruxelles. J’entends l’argument de l’association dans le groupe ECR des Conservateurs et Réformistes Européens. J’ai de forts doutes. Les membres de ce groupe seront-ils capables de dépasser leurs particularismes nationaux pour maintenir leur cap ? J’en doute.

Je lui adresse aussi l’énorme reproche de s’être laissé prendre dans la glu des néo-conservateurs US contre la Russie, et les dernières déclaration de Marion à ce sujet sont pitoyables.

Asselineau et Phillipot

Quel dommage qu’ils ne s’entendent pas !

Et quel dommage que les Français n’y voient pas l’occasion inespérée de reprendre en main les cartes du référendum de 2005 ! Et quel dommage que les mêmes aient envoyé Sarkozy les trahir ! Les Gaulois sont peut-être des coqs de combat, mais la cervelle ne brille pas par sa taille. 

Je crois profondément qu’ils ont peu de chance, en dépit de la justesse de leurs arguments.

Alors

Au risque de passer pour un inconséquent – j’ai d’autres raisons personnelles – je voterai pour Reconquête en espérant que Zemmour se reprenne et que le groupe ECR ne parte pas en quenouille. Deux gageures ?

Comme on connaît les 100 jours de grâce pendant lesquels un dirigeant élu doit mettre en fonction son programme, je donne 100 jours à ce groupe ECR et à Marion en particulier pour accomplir les virages nécessaires après ses paroles regrettables.

Si, pendant cette période, ECR se fait rouler dans la farine ou s’y roule spontanément, alors mon positionnement Frexit s’imposera, et j’en tirerai les conséquences de ne plus soutenir Reconquête, qui aurait alors largement démérité de son nom-programme.

En quelque sorte, le dernier espoir. Après…

Antoine Solmer