La publication princeps mentionnée dans l’article précédent, est, je le rappelle, un document scientifique montrant un résultat paradoxal, à savoir qu’une vaccination associée à une diminution de distanciation sociale peut favoriser l’émergence de souches résistantes.
Nous allons montrer l’inanité de cet article.
DE QUOI PARLE VRAIMENT CET ARTICLE ET SUR QUOI EST-IL MUET ?
Aussi bombardé et bombardeur de nombres, de paramètres, d’équations, de compartiments et de toutes autres machines mathématiques possibles, cet article ne traite que de vaccins et de mesures théoriques.
Il tente de se « rattraper aux branches » maladroitement, en affirmant avoir utilisé certains résultats d’enquêtes de terrain pour se valider. Comme si une étude théorique ne portant sur aucun élément vivant pouvait être validée par quelques chiffres extraits d’une autre validation passée à on ne sait quelle moulinette statistique.
Mais, même en imaginant que tout cela soit parfait, c’est justement sa perfection théorique qui montre son imperfection totale.
Car, il n’est fait mention nulle part d’aucun traitement pour cette maladie.
Tout se passe comme si les seules armes à dispositions des médecins traitants ne consistaient qu’en vaccins et bouts de chiffons baptisé masques, savon, coups de coude et autres danses de Saint-Guy !
Il se dégage une triste impression robotique de cet article, dont on se demande dans quel monde et pour qui ces « scientifiques » travaillent. Pour des gouvernements aux abois ? Pour des usines à chimie prenant le parti d’abandonner toute étude médicamenteuse directe au profit d’une irruption forcenée dans le domaine de la génétique de l’ARN ? Ou tout simplement pour une représentation mortifère d’un monde dont les vivants sont extraits ?
À peine lit-on une expression « d’immunité collective », vague résurgence d’une humanité réduite à un groupe un peu gênant. Et pire en anglais où l’expression est herd immunity. Or herd s’applique fondamentalement au troupeau de tous les animaux possibles et accessoirement à celui des hommes considérés au mieux comme une foule, avec tout ce que cela induit de réduction à l’informe.
Cet article est tout simplement une œuvre de mort faite par des morts qui ne le savent pas.
Nous voulons rester vivants, avec tout notre capital humain, rationnel et irrationnel. Vivants jusqu’à choisir comment ne pas mourir jusqu’à ce que la nécessité emporte la partie.
LA PHRASE CLEF ET SON SENS PROFOND
La revoici : toutes ces mesures citées plus haut « pendant une période de temps raisonnable, [doivent] permettre aux lignées émergentes de souches résistantes de disparaître par une dérive [variation] génétique stochastique [dépendant du hasard]. »[1]
Cette phrase – s’en sont-ils seulement rendu compte ? – est la petite lumière de vie qui tente de s’introduire dans ce cimetière.
Car, qu’est cette disparition de souches émergentes, génétiquement variantes, et dépendant du hasard, sinon l’idée – bien oubliée dans ce pathos scientifique – que nous devons compter sur la vie pour nous débarrasser finalement de cette maladie, quels que soient l’artillerie scientifico-politique employée au préalable ?
En réalité, les scientifiques « scientifisent », les politiques « politisent », alors que les médecins traitent, et que les vies (hommes et virus ensemble) poursuivent leur danse, parfois boiteuse, parfois harmonieuse.
Toute action à but d’éradication, de guérison ou de survie doit tenir compte de cet aspect vital chaque fois qu’une telle épidémie se déclare. Après, et après seulement, des « têtes d’œuf » peuvent faire joujou avec leurs équations préférées. Faute de quoi, leurs omelettes doivent partir, direction la poubelle !
LES VIRUS ET NOUS ? OU LES VIRUS EN NOUS ?
« Au cours de l’évolution, les vertébrés ont été exposés à de multiples vagues d’infection par les rétrovirus. Par leur capacité remarquable à intégrer leur ADN dans le génome de la cellule cible, certains rétrovirus se sont insérés dans la lignée germinale de leur hôte. Ils ont ensuite été transmis verticalement de génération en génération, de façon mendélienne. »
Ces lignes sont extraites d’une publication de l’Unité des rétrovirus endogènes et éléments rétroïdes des eucaryotes supérieurs, UMR 8122 CNRS [2].
Voilà qui devrait claquer le bec des « faux-parleurs haut-parleurs » qui ont publiquement nié que l’ARN d’un virus puisse intégrer et modifier la cellule hôte involontaire.
Et voici pour l’amplitude du phénomène, au cas où un hurluberlu quelconque tenterait de balayer l’argument précédent de sa petite main :
« Suite à de nombreux événements d’amplification, ces rétrovirus endogènes (ou ERV pour endogenous retroviruses) forment maintenant des familles multigéniques représentant une partie considérable du génome des vertébrés (8 à 10 % chez l’homme et la souris).
Je passe sur les différents articles passionnants de cette unité spécialisée du CNRS dont vous n’entendrez pas parler dans les articles à gras tirage.
DEPUIS DES MILLIONS D’ANNÉES
Gardons l’essentiel des lignes précédentes : nous vivons avec les virus depuis des millions d’années.
Cela pose une autre question largement débattue depuis au moins un siècle : les virus sont-ils ou non des êtres vivants ? Nous ne donnerons pas la réponse, pour éviter de nouvelles guerres scientifiques.
Mais une réalité s’impose : nous ne pouvons pas considérer notre vie sans l’association aux virus : que ce soit la nôtre, bien courte, ou celle de notre espèce. Et l’on sait en particulier que l’irruption d’un autre facteur (ou un virus comme celui de l’herpès, si courant) peu « réveiller » d’anciens ERV, avec de graves maladies neurologiques comme conséquence.
Autrement dit, que les virus soient vivants ou non, et celui du Covid en particulier, impose que nous traitions cette maladie comme un phénomène vital en nous. Ou même que nous la traitons comme un phénomène « proprement vivant ».
C’est pourquoi, toutes les études scientifiques de l’ordre de celle citée en premier, avec son bombardement de chiffres en tout genre, doit s’effacer devant les études tenant directement à la vie. Celles de l’unité du CNRS citée plus haut par exemple, et bien d’autres encore.
Autre conséquence : toute politique ayant pour but de parer au mieux à une épidémie virale doit « oublier » les mathématiques et revenir au vivant, si large soit-il. Sans cela, les dégâts ne peuvent que s’accumuler. Nous en avons maintenant tant et plus d’exemples, dans lesquels s’enferre ce président qui joue à « taper du poing sur la table ». Pauvre petit poing ! Bobo !
Je reviendrai sur un schéma de pensée intégrant la gestion « vivante » d’une épidémie de ce genre.
[1] for a reasonable period of time, to allow emergent lineages of resistant strains to go extinct through stochastic genetic drift.
[2] https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/pdf/2011/02/medsci2011272p163.pdf

