
Macron, ton passe, on n’en veut pas !
Autant que je vous le dise, c’était le slogan le plus lancé, écouté et repris dans le cortège qui est allé de l’École militaire à l’esplanade Chaban-Delmas, à l’appel de Florian Philippot.
Pourquoi le dire ? Parce qu’il me semble que c’est le plus représentatif, le plus fondamental, celui qui résume l’esprit des très nombreux participants.
Deuxième raison, parce que de très rares vidéos ont montré cela, et encore, les sifflets de stimulation ont seuls été montés, la phrase entière disparaissant sous les ciseaux des censeurs.
Alors, il faut la reprendre : Macron, ton passe, on n’en veut pas !
Que signifie cette manifestation, calme, tranquille, déterminée, bon enfant ?
D’abord elle renvoie aux lieux sombres d’où ils n’auraient jamais dû sortir les Enthoven (« mouvement liberticide »[1]) les Benhamou « C’est pareil avec l’islamisme radical… » [2] et tous autres qui pourraient propulser de telles contre-vérités devenant par ce fait des appels à la violence. On a connu Raphael Enthoven plus intéressant dans certaines discussions philosophiques, et on n’a aucune envie de connaître ce professeur Benhamou, chirurgien, dont on espère qu’il a la main plus sure que l’esprit.
Ensuite, par les gens rencontrés, elle m’a semblé adulte, au bon sens du terme. Je n’ai vu aucune pancarte opposée aux vaccins en tant que tels. Seulement des pancartes s’opposant aux excès liberticides de la « guerre au virus » de notre pauvre petit président.
D’ailleurs il est symptomatique, qu’à part le slogan dont j’ai parlé, son nom n’ait pas été mentionné, ni en bien (cela m’aurait étonné), ni en mal. D’une certaine façon, ce pauvre homme avait disparu.
Bizarre alors qu’il est à l’origine de cette montée d’opposition de personnes tranquilles. Ou non ! Parfaitement compréhensible si l’on considère la faiblesse du personnage, qui, s’il n’était pas président de cette République, ne donnerait à personne l’envie de perdre du temps à le connaître. La vie, la vraie vie, à part un prurit sociologique à satisfaire, me paraît plus riche de sens en faisant connaissance de certaines personnes lors de cette manifestation.
En tout cas, il me semble clair que leurs bulletins de vote iront ailleurs que dans les poches du personnage. Et c’est cela une bonne partie de l’essentiel.
À propos, un journaliste –David Khalifa, que je « controverse » – parlait d’un millier de personnes.[3]
Voici mon petit calcul : à 25 personnes par ligne, chaque ligne séparée d’un mètre, sur les 800 mètres de cette portion d’avenue de Suffren, cela nous fait environ 2000 personnes. En fait, le cortège était plus long, et les rangs plus serrés. Mon estimation de base monte donc entre 2500 et 3000.
Ai-je obtenu ma carte de journaliste, ou en suis-je barré à jamais ?
Pour tout dire, reprenant une citation célèbre « I don’t give a damn ».
Je préfère quand la liberté nous sourit.
[1] https://www.youtube.com/watch?v=ph1YlqnYQKs
[2] https://www.breizh-info.com/2021/08/06/168651/terreur-mediatique-le-professeur-benhamou-compare-certains-opposants-au-pass-sanitaire-a-des-djihadistes-video/
[3] https://www.youtube.com/watch?v=BRsAZ2-StPA

