Sur le toboggan de l’enfer glissent les diables et les imbéciles qu’ils ont pêchés à coups de cuillères à pot, avant de leur passer leurs fourches. Problème : pouvons-nous trouver d’autres pistes plus rugueuses mais plus honorables et surtout plus salvatrices ? Là est la question fondamentale.
En tout cas, Claude nous montre que son chemin de vie s’élargit et s’allonge. Comment ne pas s’en réjouir, et de plus, il nous en régale…
Antoine Solmer
* * * * * * *
Cet excellent titre n’est, hélas, pas de moi, mais de Gaëtan de Capèle, que je n’ai pas l’honneur de connaître, mais qui me pardonnera, je l’espère, ce petit emprunt qui résume bien le déroulé de la “course à la mort” dans laquelle nos maîtres-à-penser-de-traviole nous ont lancés, sans raison et sans justification autre que de croire que leur inculture profonde les autorise à détruire tout ce qui a marché pendant des millénaires, jusqu’à eux : ces idiots se croient plus malins que tout ce qui les a précédés sur terre. Ces lumières éteintes se persuadent qu’il y aurait eu, comme aurait pu le chanter Dutronc… “Trois cents générations de cons absolus… et (puis) moi, et moi, et moi…”
(Nb : En réalité, c’est infiniment plus : si on prend comme point de “départ” de l’homo sapiens un reste fossile vieux de 200 000 ans, et si on divise 200 000 par 30 (=“une génération”), on se découvre pas loin de 7000 générations d’ancêtres communs à tous les hommes. Pas mal, non ?).
Le rapport des forces, en cette période de grande tristesse et de drames potentiels illimités peut se décrire conne suit : d’un côté, les fondements solides, éprouvés et démontrés, qui sont la base de notre civilisation occidentale, dite aussi (ce qui n’est pas sans intérêt) judéo-chrétienne (NDLR : qu’on ne lise pas, ici, ce que je ne pense pas : elle est loin d’être parfaite – qu’est-ce qui est parfait, sur Terre ? –, mais elle n’a cessé d’être et de se laisser améliorer, depuis quelque 2000 ans – et c’est d’ailleurs ça, sa plus grande force !).
De l’autre côté, plutôt face à face que “en face”, un fatras d’idées à peine ébauchées, à la fois pétries et polluées de faux bons sentiments, de vrais mensonges dégoulinants de sensiblerie victimaire et de superficialité larmoyante : les idées soi-disant “à la mode” disent vouloir tout changer mais n’arrivent qu’à tout détruire. Pourquoi une immense majorité de Français croit-elle malin de tourner le dos à tout ce qui serait bon pour elle et pour eux, et de brandir, plus ou moins, les poisons d’un futur sans espoir ?
À ma droite, donc, un “corpus doctrinarum” cohérent, pensé, logique, rationnel, “cogité” si vous me permettez… et à ma gauche, un amoncellement indigeste d’idées glanées au gré des événements, réputées apparemment bonnes, mais n’ayant jamais dépassé un premier degré d’analyse (c-à-d du niveau du “ressenti immédiat”, et pas du tout du “réfléchi”), dont pas une seule n’a été testée ni essayée avant sa mise en œuvre et qui, plus grave encore, n’a jamais fonctionné nulle part – j’insiste : nulle part, jamais ! Le résultat est épouvantable : un groupuscule de gens qui ne sont remarquables que par leur inculture, leur inaptitude à être conseilleurs, leur nullité “XXL” tous azimuts et leur inconséquence encyclopédique… a ou ont décidé qu’il était plus facile de se laisser glisser sur le sentier de plus grande pente que de lutter dans l’espoir d’un résultat meilleur.
Pour reprendre une image “limite lieu commun”, il est plus facile de se laisser entraîner par le courant facile du “changement pour le changement” que de nager à contre courant – sauf que, ce faisant, on est sûr de ne jamais arriver à l’endroit où on avait décidé d’aller. Cette manière de refuser toute intelligence ne peut conduire que vers le néant de ces mortelles “lois sociétales”, dans un premier temps, et ouvrir ensuite la voie vers une catastrophe totale et définitive – et nous sommes en route vers cet enfer qui a nom : la non-prise en mains de la dette… le refus de voir l’immigration en cours pour ce qu’elle est – une invasion… la trouille de reconnaître la vérité sur les drames nés de l’effroyable gestion de la crise prétendue “du covid”… ou les folies en cours dans le traitement infantile de la crise ukrainienne… Autant de bonnes raisons de paniquer.
La situation, qui a été prévue, annoncée et répétée par pratiquement toutes les sources possibles, se résume à une prise de conscience brutale : notre “le plus jeune président jamais élu” (NDLR : comme on aurait aimé avoir un adulte mature à ce poste, au lieu d’un gamin inexpérimenté qui offre, par caprice, ses joujoux nucléaires à n’importe qui, sans contrepartie !) vient d’avoir comme une espèce de révélation : “la France est au bord du gouffre”… et il a l’air d’être totalement surpris de cette découverte (NB : sur laquelle même Moscovici, pourtant nettement plus stupide que la moyenne, attirait régulièrement son attention : personne, parmi les Nuls qui nous gouvernent – ou nous embrouillent, plutôt – ne pourra jamais dire “Je ne savais pas’’ !).
Sans la perversité militante de quelques petits juges endoctrinés, c’est dès 2007 que, si on avait pris quelques petites mesures salvifiques, on aurait évité ce grand plongeon vars l’Horreur majuscule : François Fillon, le seul qui avait la stature voulue à ce poste, a été interdit d’élection… comme n’importe quel colonel de n’importe quelle république bananière, supplanté par un autre colonel tout aussi nul… Il ne restait plus qu’à laisser s’enfiler toutes seules les perles puantes de la doxa progressiste, c’est-à-dire toutes les conneries perverses qu’on nous a imposées sans la moindre raison, sous couvert de covid… et ensuite les folies indescriptibles d’une “gestion de crise par des amateurs immatures”. Aujourd’hui, on ne peut que constater et déplorer l’étendue des dégâts et l’immensité du gouffre qui nous aspire !
La Cour des Comptes chiffre à 50 milliards minimum le montant de l’impasse financière à “boucher”, si on veut avoir une petite chance d’échapper aux sanctions à venir des agences réputées insensibles aux gadgets de ces “communicants” qui font la pluie et le mauvais temps à l’Élysée… Le vrai courage serait de tailler “pour de vrai” dans le maquis (sciemment rendu inextricable) des prestations sociales, des subventions perverses et des soins gratuits à toute l’Afrique, à interdire le remplacement d’un “ponctionnaire” sur deux – sauf postes “régaliens” sous certaines conditions – au lieu d’en embaucher 60 000 par an (Sarko… Réveille-toi : ils sont devenus fous !) –, et à sabrer dans ces services faussement prétendus “publics” dont l’obésité chronique est un frein à tout. On a là la preuve que les limites du système ont été atteintes : demander à des fonctionnaires de diminuer… le nombre de fonctionnaires, c’est idiot !
Mais rien de tout ça n’est “dans les tuyaux’’ : le déficit budgétaire 2023 ne sera pas, mais pas du tout, dans les clous : il erre ! Au lieu des 4,9% du PIB annoncés, on est à 5,6 %. ’’Ouch !”, commente l’excellent site TTSO qui précise qu’un dîner de crise à l’Élysée a soi-disant brainstormé sur les moyens éventuels de colmater la brèche. Nos “lumières éteintes” n’ont trouvé que les imbécillités habituelles (habituelles, mais… mortelles !) chères à “la Gauche la plus bête du monde” : taxer les milliardaires… ou les superprofits… ou les retraités ! Ou plutôt – ça sera la décision finale, dès le lendemain des ’’européennes’’ : les trois !
Pour le moment, la position officielle reste ’’Non, pas d’impôts nouveaux”, ce qui est un mensonge de plus : personne, en France, n’a le moindre doute sur la manifestation permanente mais cachée des dangereux “créatifs” des Finances et sur la valeur morale de cette posture électoraliste ! Matraquage, gros mensonges, et les habituels arguments puant la “moraline” que la gauche aime tant, sont les nouvelles mamelles de l’ex-France, absorbée depuis par l’Europe… sans le moindre bénéfice pour personne. On était le peuple le plus lourdement taxé au monde ? Eh ! bien… qu’à cela ne tienne : un peu plus ou un peu moins, n’est-ce pas, vu de Bercy, ce cauchemar permanent, c’est bonnet blanc–blanc bonnet… ce qui est faux, bien sûr, comme tout le reste !
H-Cl

