Monsieur Marc Dutroux, 64 ans, assassin répétitif belge, vient de présenter une demande de libération anticipée. Je veux le remercier. Mais avant, extrayons quelques faits de son pedigree. Qui est Marc Dutroux ?
Seulement cet électricien éjecté de son école car il « vendait des photos osées à un élève de l’internat » ? Non, il y a mieux quand il s’essaie au métier d’ajusteur et se prostitue. [1]. La blague salace sous-jacente n’est pas de moi, mais, avouons qu’elle vaut son pesant d’acte manqué freudien. Peut-être aussi celui qui se marie une première fois et déclare à sa mère en parlant de sa femme : « Je l’ai refilée à un ami parce qu’elle ne me convenait plus »1.
Mais comme si cela ne suffisait pas, c’est aussi celui qui vole « tout ce qu’il trouve » et rackette des personnes âgées, dont sa propre grand-mère. En 1979, Marc Dutroux est condamné à un mois d’emprisonnement pour vol.
Il est aussi le sympathique voyageur qui visite l’Europe et ramène de « très jeunes filles », qu’il séquestre et viole, parfois en présence de sa deuxième femme, Michelle Martin, dont il désire avant tout une fille pour « l’initier à l’amour » par l’inceste. De plus en plus sympathique !
En 1986 il est arrêté pour enlèvements, séquestrations, viols de mineures. Il est condamné en 1989, mais obtient une libération conditionnelle en 1992. Là encore, nous retrouvons la pensée de la Gauche archétypique, par laquelle bien des juges sont empoisonnés.
Mais Marc Dutroux échappe à cette pollution mentale, ou du moins il s’en sert très bien. Il récidive !
Attention au mot récidive qui sert de paravent ! Derrière, il y a la réalité des faits. Enlèvement, viols et mises à mort de quatre jeunes filles, dont deux enveloppées dans des sacs en plastique et enterrées vivantes. Deux autres mourront de faim dans la cave de sa maison où elles étaient emprisonnées. Il faut dire à sa décharge qu’il ne pouvait les nourrir : il était emprisonné pour trois mois pour un vol de voiture[2]. Et comme sa femme, Michelle Martin, sa complice dévouée et pratiquante, ne se sentait pas le cœur de les voir… « Au lieu de profiter de l’occasion pour libérer les fillettes et prévenir les forces de l’ordre, elle se taira à nouveau. Pire, elle dira avoir eu peur de descendre dans la cave et elle laissera les enfants sans nourriture et sans boisson. [3]»
Au moins deux autres jeunes filles ont survécu et raconté l’horreur. .[4]
En 2004 il est enfin condamné à la prison à vie, c’est-à-dire 30 ans !
Et c’est cet « homme » (sic), ce monstre, qui demande sa libération anticipée et clame : « Je n’ai pas été défendu. J’ai été sacrifié sur l’autel de leurs intérêts scélérats. »[5]
Heureusement, le nouveau rapport des psychiatres dont quelques éléments ont fuité semble très mauvais pour lui. C’est bien le moindre. Les juges qui devront trancher auront-ils le courage de refuser une nouvelle bavure judiciaire ? La Belgique réelle l’espère.
Merci Monsieur Marc Dutroux
de nous fournir un nouvel argument pour la peine de mort.
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Dutroux
[2] https://www.nytimes.com/2004/06/18/world/belgian-man-is-convicted-of-raping-and-killing-girls.html
[3] https://www.rtbf.be/info/dossier/l-affaire-dutroux-20-ans-plus-tard/detail_les-25-personnages-clefs-de-l-affaire-dutroux-michelle-martin?id=9369368
[5] https://www.ladepeche.fr/2020/05/12/video-marc-dutroux-filme-en-prison-se-dit-injustement-condamne,8884434.php


