On finit par s’habituer à tout, au fond. Et peut être même plus facilement aux mauvaises choses qu’aux bonnes. Je pensais à ça l’autre jour, devant ma télévision – que je regarde très rarement, dégoûté de ce qui s’y raconte, même s’il m’arrive parfois, depuis que mes soirées sont solitaires hélas, de commettre ce péché contre le bon goût – en écoutant une discussion sans intérêt (je veux dire : normale, quoi, habituelle !) sur “le genre”. Ce vocable pourtant ancien et clairement défini, s’est ratatiné dans l’esprit de la plupart des gens à une digression emmerdante sur le changement de sexe… ce qui est faux, bien sûr, comme tout le discours officiel.
Avant l’actuel plongeon vers la folie qui prétend servir de néo-référence à nos contemporains, il existait deux genres, en français : le masculin et le féminin. Contrairement à beaucoup d’autres langages, il n’existe pas de neutre, ou plus exactement, le genre “neutre” a disparu à l’usage, les mots jusque là neutres se déclinant selon le genre masculin (le plus souvent) ou le genre féminin, ce qui a servi de faux argument aux guerrières du féminisme pathologique pour oser affirmer une prétendue “main mise du patriarcat”, triomphant mais pas moins criminel pour autant, sur l’histoire, les mœurs, la société et que sais-je encore.
En avons-nous entendu, des sornettes, sur ce sujet qui n’en est pas un ! (NDLR : nous parlions la semaine dernière des conséquences dramatiques qu’a eu chacune des soi-disant victoires d’un féminisme-de-combat qui ne peut, répétons-le en contemplant avec désespoir leur champ de ruines qui s’étend chaque jour, que déboucher sur des catastrophes irrattrapables et, in fine, mortelles pour toute société – cf notre édito “Quand avons-nous perdu les pédales ?”, du 6 mai 2024). Bref des criminels potentiels ont réussi à faire croire qu’il était concevable de franchir le Rubicon – quoiqu’il s’agisse plutôt du Léthé ou du Styx, dans ce cas – et de changer de sexe (eux disent “de genre”, mais c’est “aussi pire” !).
Pourquoi revenir sur ce sujet qui ne peut être que controversé ? Simplement parce qu’un quotidien “généralement bien informé” a titré il y a peu, à propos de l’Intelligence artificielle, sur une découverte récente de cet outil qui n’a pas fini de révolutionner nos vies jusque dans les moindres détails : “Un algorithme a réussi à distinguer le cerveau des hommes de celui des femmes”, ce qui est une brèche énorme dans le mur de bobards que les relativistes avaient érigé pour protéger leurs élucubrations de toutes les réalités. Les résultats sont sans appel : en analysant des images IRM, l’algorithme a réussi a trouver, avec moins de 10 % d’erreurs, (qui vont très vite se trouver ramenés à épsilon %) s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme.
La conclusion par les neuroscientifiques de Stanford de plusieurs études sur ce sujet (dans plusieurs pays) “mène à penser que l’organisation et le fonctionnement des régions cérébrales étaient dramatiquement opposées selon le sexe biologique”. On précise que “les régions” concernées par ces études sont le striatum (circuit de la récompense et de la motivation), le système limbique (qui contrôle l’attention, la mémoire et la régulation des émotions) et le “mode par défaut” (qui “gère”, lui, la rêverie, le “mental” et la conscience de soi)…
On est loin des élucubrations gauchistes dont nous rigolions la semaine dernière où un groupuscule de “Gauchos” se met d’accord avec lui-même pour affirmer que les gens de Gauche (donc : eux, au tout premier chef) sont plus intelligents que les gens de Droite. Aujourd’hui, au contraire, on est “dans du lourd’’ : comme le démontrent le bon sens (et nos 5 sens), l’Histoire, l’expérience et la simple observation du quotidien, la femme ne sera jamais ni ne peut être l’égale de l’homme pas plus que l’homme ne pourrait être l’égal de la femme, pour la simple raison que cela revient à rechercher des égalités impossibles entre une carpe et un lièvre ou entre un couscous-merguez et une armoire normande ! Et les absurdes divagations de nos faux intellectuels en mal de suicide collectif n’y feront rien.
Dans ce monde ivre d’une intelligence qu’il croit avoir conquise à travers la seule affirmation nietzschéenne que “Dieu est mort et c’est nous qui l’avons tué” (fausse, en plus , comme Nietzsche l’a écrit lui-même !), l’espèce de fondamentalisme idéologique iso-religieux qui a pris la suite de “la Foi de nos Pères” (NB : l’homme ne pouvant vivre sans référence à “plus grand que lui”) présente une similitude avec les attitudes des anciens “dévots ridicules” : ils s’attachent à une (ou des) croyance(s) envers et contre tout, “quoi qu’il en coûte”. Dans l’idéologie progressiste, une avancée vers “le mieux” est un dogme nécessairement vrai, même absurde. Par exemple, il est interdit de croire que le sexe biologique des gens pourrait avoir une influence sur leur comportement, qui ne serait déterminé que par un “genre” peu ou pas défini, la correspondance entre genre et sexe biologique n’étant qu’une construction sociale.
Et c’est là que nous retrouvons les chercheurs de l’Université de Stanford dont nous citions les travaux au début de cet éditorial : leurs conclusions sont sans appel. Je les cite : “Nous disposons des preuves irréfutables de l’existence de différences sexuelles reproductibles et généralisables dans l’organisation fonctionnelle du cerveau humain. Les résultats attestent le rôle crucial du sexe en tant que déterminant biologique dans l’organisation et donc le fonctionnement du cerveau humain”.
Malheureusement pour nous (je veux dire : pour toute l’humanité), dans notre Occident à bout de souffle, une pulsion mortifère, inexplicable et injustifiable mais qui a l’air durable, semble avoir volé la place de l’ancienne pulsion “Pro Vita” pour la sauvegarde de l’espèce, donc la procréation et –disons-le – la Vie. A sa place, nous sommes envahis par une sorte d’iso-religion qui ne saurait en être une, le mot “religio” décrivant ce qui rapproche, pas ce qui déchire, sépare et tue. Une des caractéristiques de cette pathologie mortelle est un désintérêt total pour toute vérité, surtout scientifiquement démontrée : la science, de nos jours, sert à imposer des idées aussi fausses que folles (exemple : la référence permanente de Macron, pendant “le covid”, pour imposer des séries de mesures anti-scientifiques), pas à chercher à se rapprocher de la Vérité.
L’énorme choc que devrait entraîner chez les tenants d’idéologies indémontrables (et pour cause, elles n’ont jamais été corroborées par de véritables scientifiques), ne va sans doute être invoqué par aucun des pouvoirs en place. Il faudra bien chercher, un jour, d’où peut bien venir le désir de nos fausses élites de promouvoir, à l’exclusion de tout ce qui pourrait être bon pour l’humanité, des idées qui ne peuvent que la conduire vers son malheur (nous y sommes) et vers sa perte (c’est la prochaine étape, “sauf si”… Mais je commence à ne plus y croire !).
H-Cl.

