Regarder sans voir… ou voir sans comprendre ?
Lorsque j’ai décidé de reprendre la rédaction de ce Blog – que j’avais annoncé être “en RTT” jusqu’à la fin de 2023, année de réelle disgrâce pour moi, avec le malheur qui m’a annihilé – je ne me doutais pas des raz-de-marée de mauvaises nouvelles qui allaient me mettre dans une quasi-obligation de commenter l’inracontable. Mais le “blogueur”, qui n’est qu’un commentateur stérile, dans le fond, doit s’adapte et se donner un mal fou pour découvrir des chemins de traverse que les faux exégètes, à la solde des pouvoirs, n’oseraient jamais transgresser…
Pour notre plus grand malheur individuel et collectif, chaque jour qui passe nous amène son lot de nouvelles si épouvantables qu’elles devraient se passer de tout commentaire… à ceci près que des décennies de mensonges, d’analyses biaisées et de bourrage de crâne ont rendu une majorité de ceux qui vont les lire rebelles à toute compréhension de ce qui est au-delà des faits, du “dessous des cartes”, du sens réel de ce qui arrive… Le grand George-Bernard Shaw avait cette phrase que j’aime beaucoup : “Don’t bother me with facts : they only confuse the issue”, que l’on peut traduire, en français actuel, par : “Ne m’emmerdez pas avec les faits : ils compliquent tout !”).
Je n’ai jamais compris comment nos “leaders” sans le moindre leadership, sans idées autres que mauvaises, sans culture, sans colonne vertébrale, etc… etc… , étaient arrivés à faire avaler tant de bobards incroyables à tant de braves gens, pour la plupart dénués de toute malice. Car on pourrait avoir l’impression, en ces jours de furie et de haine, que tout semblerait se mettre en place pour que les yeux s’ouvrent sur la vraie situation du monde et sur les vrais problèmes qui se posent à lui (et qui sont, en gros, à l’opposé complet de tout ce que “ils” nous font croire important, nous y reviendrons). Je parlais l’autre jour d’une lueur d’espoir possible. Or, en seconde lecture, tout va mal et de plus en plus mal, tout a rarement été aussi mal, et les sources d’espérance en des jours meilleurs deviennent une denrée rare. Pourquoi ?
Faisons un petit tour du propriétaire : l’école n’est plus qu’une catastrophe, voire un traquenard où s’oblitère toute bonne volonté : les profs ont peur, les élèves ont peur, les parents ont peur… L’industrie est en état de désorganisation organisée… l’agriculture, une jachère… l’hôpital, un coupe-gorge et la médecine, trop souvent, un porte-parole de mensonges officiels qui font oublier parfois le serment d’Hippocrate… La police, l’armée et les corps constitués, ne sont plus que des repoussoirs… La soi-disant “Justice” si mal nommée, une balance truquée… Les professions libérales, le commerce et l’artisanat, des impasses… Et la société dans son ensemble, un échec “XXL”, que l’on contraint à se vautrer dans les stupres pervers de lois mensongèrement prétendues “sociétales et qui ne sont que létales… La Nation, entité maudite, n’est plus qu’une caricature moquée, l’Europe, un ancien beau rêve vidé de toute substance, et la politique un synonyme de mensonge…
Et non seulement je pourrais continuer longtemps à énoncer des litanies de catastrophes sciemment fabriquées, autour d’idées toutes plus absurdes les unes que les autres, mais le même constat s’applique, sans en changer une virgule, à toutes les valeurs, les vertus, les qualités, la morale et la moralité, et l’éthique. Les critères de bien-être et de joie de vivre des hommes ont cédé le pas à un fatras d’idées complètement fausses, souvent perverses, et toujours sans espoir (dites “lois sociétales”) dont pas une seule ne vaut la peine d’être … ne serait-ce que “émise”, a fortiori “à conserver” et n’aurait dû être imaginée, si nos dirigeants avaient conservé une once de sagesse, et nous le courage de bloquer les folies taubiresques !
La seule chose qui marche comme nos chefs le voudraient (c-à-d : de manière obligatoirement catastrophique pour tout humain “normal”), c’est l’interdiction de rouler “sensé” (= tout, sauf électrique, nous l’avons souvent expliqué, justifié et commenté) et celle, à l’opposé de toutes les préoccupations de la vaste majorité des Français, de louer des “passoires thermiques” (perte sèche : 5,2 millions de logements “interdits”, stérilisés par une décision imbécile et irresponsable. Et on va faire quoi, pour contrer cette énorme connerie ? Réponse : “Ch’ch’sais pas ! Après moi, le déluge” !). À cause des danses du ventre pour capter les voix des faux écologistes (qui ont fait cocus les naïfs, comme tout le monde, toujours : c’est dans leur nature !), et a cause de l’adhésion inexplicable de l’Élysée aux rêves absurdes de l’illuminée Greta Thunberg et de la pernicieuse Ursula von Der-des-ders, les Français vont bientôt “rouler à pied” et être aussi mal logés que les gazaouis après qu’ils aient payé le prix des méfaits du Hamas… à ceci près que nous n’avons rien fait de mal, d’autre… que de laisser nos nuls étaler l’immensité de leur contre-savoir et de leurs mauvaises analyses sur l’écologie et sur l’immigration, sujets sur lesquels ils ont simplement interverti l’ordre des priorités : faire tout ce qu’il fallait ne pas faire dans un cas, et rien de ce qui était impératif, dans l’autre...
Et voilà que devant une déclaration de guerre explicite à défaut d’être officielle au Moyen-Orient, il suffit de 48 heures pour que l’indignation flanche et que tous les pires réflexes refassent surface. J’ai failli pleurer de rage, avant-hier, en entendant Macron nous ressortir pour la “énième” fois la rengaine dévaluée de l’union de tous, au lieu de, tout simplement “faire ce qui doit être fait”… Que faudra-t-il, pour qu’il comprenne que les “Français administratifs” ne sont, quoi qu’en disent ceux qui se sont toujours trompés, pas du tout intéressés par la France, par la paix, par le “vivre ensemble” (mon Dieu… quel échec, ce con-cept “à la con”!) et par tous ces autres “-cepts” aussi cons que celui-là que les idéocrates de gauche (dont Macron, à peine moins que Hollande, le fossoyeur en chef) ont protégés, poussés, promus, et imposés de force ?
À qui s’adresse cette impossible “Union” mille fois ressassée ? Aux jihadistes ? Aux tchétchènes ? Aux islamistes ? Aux imams salafistes ? Aux Frères musulmans ? Aux braves musulmans terrorisés par la violence des “autres” ? Aux suiveurs de Mélenchon ? Allons, Monsieur le Président ! Un peu de clairvoyance, un peu d’honneur, de fierté, de “vista”, de sens du réel, de respect des vrais français, et même de vos électeurs… Un peu de mémoire, un peu de sens de l’observation… Il y aurait, a osé proférer votre Darmanin, un lien possible entre les incidents (sic !) d’Arras et “ce qui se passe au moyen-orient”. De qui se moque-t-il, et vous avec lui ? On devient aussi stupide que les juges belges qui croient encore que puisse exister un seul “loup solitaire” !
Il semblerait que nous venons d’entrer, male volens, dans les eaux troubles de la dernière étape avant l’effondrement : si tout ne pète pas autour de Gaza ou de l’Ukraine (car alors, il n’y a plus de problème), il nous restera une dernière chance de faire enfin ce qu’il aurait fallu faire depuis 30, voire 50 ans, ce que dit la voix de la sagesse contre laquelle tous nos gouvernants ont toujours été “vent debout” depuis que le problème a été posé – très mal et déjà bien tard… Mais, comme il reste peu de temps avant la catastrophe, il va falloir mettre les bouchées doubles, sérieusement, sans trembler, jusqu’au bout et… “quoi qu’il en coûte”, comme dit l’autre… faute de quoi nous nous réveillerons très vite dans un de ces dilemmes… dont on ne se réveille pas : soit la guerre civile, soit la “charia’a”, soit, plus vraisemblablement, les deux ! Mais, sûrement, la fin de la France.
H-Cl.

