Petit retour sur les errements inexplicables du monde (politique)…

  Le simple fait de réorienter ce “Blog” vers des sujets moins politiques nous a libérés des impératifs du quotidien et de l’actualité – cette maîtresse exigeante mais qui donne si peu de joies – et nous permet de regarder les choses de manière plus sérieuse. Pourtant, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse : malheureusement pour nous, le monde actuel dépend  trop de la politique pour qu’il soit possible de se passer de lui consacrer un “billet” , de temps en temps. Un petit ‘’retour sur images sur la folie du monde’’ ne fait pas de mal… même si ‘’ça fait mal’’ , parfois !

Il semblerait, devant tout ce qui se passe (de manière visible) et tout ce qui se trame (à l’abri des regards des “non-accrédités” et qu’on découvre plus tard, par hasard), qu’il y a largement de quoi “se faire du mouron” : Macron-saison-2 se sent pousser des ailes et il peut libérer tous ses mauvais instincts. C’est l’épouvantable Marisol Touraine qui avait raison lorsqu’elle a susurré  à Macron : “Maintenant, tu peux faire ce que tu veux : tu as les mains libres” !  J’ai eu tort de me moquer d’elle dans un “billet” précédent : elle avait raison ! C’est énorme à lire… mais quand on sait comment pense un homme de Gauche, qui (outre un sentiment de supériorité, immérité sauf exception rare) a une idée-fixe, qui lui est “de définition”, c’est “créer l’irréversible”… tout ce qui se passe s’éclaire : on est en droit de redouter le pire !

Car il ne fait pas de doute que le signe distinctif de cette seconde mandature est un virage à gauche caractérisé. Les fausses bonnes âmes nous racontent à longueur de discours que ce serait pour mieux anéantir la poussée des  idées (effectivement abominables) de Mélenchon, mais il n’en est rien : cela vient du plus profond de l’a-culture de notre nouveau-ancien-Président, qui, d’ailleurs, ne se cache même plus de sa joie d’avoir réussi à berner un peuple entier (en tout cas, 58, 5 % de ses membres). Ce nouveau gouvernement affiche carrément la couleur : s’ils ne sont pas officiellement (encore que..) “décolonialistes”, “immigrationnistes”, “woke” ou tenants de la mortifère “cancel culture”… ils n’auraient rien contre ces pathologies mortelles. Pourtant, tous les indicateurs sont au rouge : souverainisme social et prurit sociétal, redistribution sans production, chèques non provisionnés, fiscalité délirante, sans-frontiérisme irénique, écologisme apocalyptique, vaccination “quoi qu’il en coûte, à terme”, immigration sans contrôle, communautarisme “assumé” (sic !) et abandon des classes ouvrière et moyennes au profit de la promotion sans limite des minorités… “on y va” ! Et même… on est déjà bien partis, pour la “foire” !

Pour tous ces gens (ils ne sont pas nombreux mais font du bruit comme une armée et se hissent au dessus du panier), la France serait “structurellement raciste” ! Et si vous avez déjà eu l’occasion de discuter avec des  universitaires “woke”, vous savez qu’ils font froid dans le dos. N’espérez pas discuter avec eux, vous aurez tort, même si vous avez raison – ce qui est le cas le plus fréquent –, ou même si vous n’avez pas d’avis, même si vous n’avez aucune intention hostile à leur égard. Votre tiédeur relative vous condamne automatiquement : vous êtes un oppresseur, simplement parce que vous ne manifestez pas soit votre soumission à leur folie, soit quelque revendication victimaire injustifiée. Et si vous en appelez à la raison ou au bon sens, c’est pire : c’est la preuve que vous usez d’un “pouvoir d’oppresseur” ! Ces techniques et cette intransigeance ne peuvent faire penser qu’à une secte.

Ils sont aujourd’hui au pouvoir. Contrairement à ce qu’ils désignent par “la question climatique” (sur laquelle ils ont réussi à faire croire vrai un tissu de mensonges et à rendre populaire le plus immense bobard du siècle et peut-être de l’histoire), ils se foutent dans les grandes largeurs de la démocratie, de la tolérance, et de toutes ces “valeurs chrétiennes devenues folles” dont parlait le grand Chesterton et qui ont été regroupées sous le nom inexpliqué de “valeurs républicaines”. Et ils menacent de déconstruire la France, et en priorité dans le cerveau de nos petits Français. Ils veulent en extirper le souvenir, le découper, le hacher menu et le jeter aux quatre vents, pour qu’on ne puisse jamais en recoller les morceaux (qui leur font peur !).

Et là, ils ont raison : on ne recollera pas une France en pleine dislocation sociale, en grande déroute intellectuelle, en démantèlement culturel, et en désagrégation historique, identitaire et morale en jetant par les fenêtres tout l’argent que nous n’avons plus depuis longtemps, ni en faisant miroiter le mirage terne et mortifère du multiculturalisme  (qui n’a jamais marché nulle part), ni par celui, inexistant, des avantages fantasmés de la planification stalinienne… ou, depuis peu, d’une Europe rendue folle par la haine aveugle de Zélensky, les ambitions territoriales de Poutine, le rêve de Khalifat d’Erdogan… ou le manque de vision à long terme de Macron…

Les Français auraient pu – et dû – s’en douter : Emmanuel Macron  avait déjà donné le ton avant même sa première élection. Rappelez-vous ses sorties honteuses sur ’‘l’inexistence de la culture française’’, sur les soi-disant “migrants” (qu’il qualifiait de “opportunité économique”), sur la  France qui, d’après lui, aurait ‘’toujours été un pays d’immigration’’ … ce qui est faux, bien sûr. (Cela fait plus de mille ans que nos ancêtres ont régulièrement versé leur sang pour repousser les invasions et les razzias sur notre – ou leur – territoire, mais nos accusateurs sans cause se fichent pas mal de ce qui est vrai ou juste ! Faux ou très faux, ils accusent, par système).

 Finalement, pour ceux qui espéraient voir l’école continuer à renouer avec ses impératifs sacrés de transmission, d’enracinement et d’autonomie – qui devraient, seuls, la guider –, la nomination de Pap Ndiaye au ministère anciennement appelé “de l’Éducation nationale’’, et la perspective de voir s’imposer chez nous le modèle anglo-saxon multiculturel et ses dérives mortelles anti-blancs-systémiques et cancel culture ont de quoi inquiéter. Je redoute qu’on me demande, ces jours prochains, d’avoir, à donner un avis sur ce sujet où, une fois encore, les voix de la sagesse et de la raison ont été priées de se faire toute petites ou de rester au fond des urnes.

H -Cl.