NOËL : UNE LÉGION DE CRÈCHES

LES CRÈCHES DE LA LÉGION
LES CRÈCHES DE LA LÉGION

Je vais souhaiter une bonne et joyeuse fête de Noël à tous les amis de GEOCORTEX.SITE. Quant à bramer « joyeuse vacances inclusives » ou autres stupidités du même genre, n’y comptez pas, ni aujourd’hui ni jamais.

Depuis plus de 2000 ans (les historiens chipotent un peu), Noël se propose dans le monde entier et au-delà de toutes les religions, même pour celles qui s’en font les ennemies, et rappelle la naissance d’un enfant qui transforma la pensée du monde et sera à l’origine d’une fantastique éclosion religieuse, transcendantale, civilisationnelle, artistique, philosophique et sociale. C’est un point de convergence, ou de référence qui dépasse même le fait religieux, puisqu’il reprend l’idée du sol invictus, le soleil invaincu marquant la renaissance du jour après la longue nuit d’hiver, plus précisément le solstice d’hiver.

Ici encore, ne chipotons pas à trois jours près, ou alors, lançons-nous dans la course à l’échalote après le solstice tel que déterminé par les prévisions de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides qui le détermine le 21 décembre à 22 h 48 minutes et 10 secondes (heure de Paris). Ensuite, courons d’un fuseau horaire à l’autre, et mieux, après l’heure réelle à l’intérieur de chaque fuseau. Bref, du délire, et surtout la perte du sens profond, comme bien souvent la Science nous y mène, surtout quand elle est adorée par les aveugles professionnels qui n’y comprennent rien. Donc, bonne fête de Noël à tous, sanctifiée pour les chrétiens.

Le titre de cet article peut paraître étrange. Une légion de crèches. Voilà une image presque guerrière, une idée de troupe en marche. Et pourquoi pas ? Nous pourrions en développer toute une symbolique. Mais reprenons pied sur terre. Je faisais référence aux Noëls de la Légion Étrangère.

Car s’il est bien un lieu inattendu où Noël prend un sens extraordinairement profond, c’est bien dans cette troupe d’hommes dont on n’interroge pas le passé, qui viennent du monde entier, avec ou sans religion, et alors de toutes celles que vous pouvez imaginer. Ces hommes, plutôt durs et surtout endurcis par profession, par nécessité de survie, et liés par un serment de fidélité se préparent à cette nuit extraordinaire comme des enfants émerveillés ou comme des gladiateurs ouvrant leurs bras baissés devant la plus haute puissance : celle d’un enfant désarmé.

Et comme tout, à la Légion, se fait avec le plus grand professionnalisme, ainsi les crèches qui sont l’orgueil de ces soldats bâtisseurs venus du monde entier. Leurs crèches symbolisent la grande famille des légionnaires, et racontent souvent les actions du groupe lors de l’année. Il existe même un concours des crèches de la Légion.

Bizarrement, cette tradition de Noël à la Légion échappe un peu trop au monde civil, alors que Camerone connaît encore un retentissement certain. Cela est simple à comprendre. Noël est le symbole de toute nativité, c’est-à-dire de la joie et de tous les espoirs, des plus simples au plus fous, et cela parce qu’une famille s’est créée. Une famille, premier niveau cellulaire d’une Nation. On comprend mieux qu’une pseudo-Europénne, disons mieux : une « techno-europiste », soit payée pour radoter ses insanités anti-nationales, et pire, sous couvert de délire inclusionniste.

Camerone, semble le contraire de Noël, et pourtant… Je ne ferai pas l’injure à mes lecteurs de décrire la célèbre défaite de cette petite soixantaine de héros face aux milliers de Mexicains qui les assiégèrent le 30 avril 1863 dans cette petite ferme inconnue du reste du monde jusqu’alors. Défaite ? Non, victoire, car, pendant que les Mexicains étaient fixés sur cette position, le convoi de Véra Cruz trouvait le chemin libre vers Puebla. Ces hommes voués à la mort certaine, attendue, s’offraient pour l’honneur et la fidélité. Une belle devise, tellement oubliée, surtout en « haut-lieu ».

Ainsi Noël à Bethléem et Camerone se répondent depuis la plus faible enfance jusqu’au combat final et la gloire offerte à l’avenir. Deux lieux qui sans cela n’auraient pas connu le même destin.

Alors, chrétiens ? Pas chrétiens, ces hommes venus de ce qui ne nous regarde pas pour offrir leur sang à la patrie qui les accueille ?

Peu importe. Joyeuse et sainte fête de Noël pour tous !

Antoine Solmer