
APPRENDRE À FRÉQUENTER LES ÉGOUTS
L’avantage d’avoir atteint l’âge de raison dans un pays en guerre, est d’avoir très vite appris à reconnaître la puanteur des mensonges et autres truanderies de l’information. C’était un temps où le terme désinformation restait à inventer. Et parler de fake news, et du business qu’elles véhiculent, nous aurait plus étonnés qu’un débarquement des réputés petits hommes verts de la planète Mars.
Au départ, tout est simple : les journaux perdent en encre et se parsèment de rectangles blancs marqués « article censuré ». Puis le rectangle se virginalise et perd l’explication. Enfin, les rectangles blancs disparaissent, et tout paraît normal.
C’est à ce moment critique que les lecteurs se divisent en deux catégories : les gobeurs de mouches et les affutés du nez. Les premiers tiennent toujours leur journal bien en main, d’autant plus fermement que cela pose son personnage, et leur donne l’impression de « se tenir au courant ». Au courant, certes, ils le sont, mais surtout au courant dévié qu’ils suivent sans comprendre.
Les seconds, les « nez », comme disent les parfumeurs, reniflent et sentent la puanteur sous la plaque qui veut encore s’appeler journal. Pour être plus précis, le nez n’est pas seul à travailler. Les mots prennent vie, pour peu qu’on s’intéresse aux subtilités de la langue, aux nouveaux codes, aux postures des puissants du jour. Pour peu aussi qu’on comprenne que les fameux puissants sont souvent des marionnettes apeurées ou de mauvais artistes en représentation… sans oublier leur mépris initial sans lequel ils auraient choisi des voies et des moyens plus respectables.
Un rapide balayage des républiques III, IV et V, vous en présentera plus d’exemples que vous ne le souhaiteriez.
Des auteurs plus avancés que moi ont écrit des manuels sur cela. Je ne parle pas du Testament politique de Richelieu, ni du Prince de Machiavel, mais de titres semi-contemporains, comme La Psychologie des foules de Gustave Le Bon, ou le réputé Viol des foules par la propagande politique de Serge Tchakhotine, que je recommande fortement, entre autres.
Il ne vous reste plus qu’à faire des travaux pratiques, en lisant la suite.
LES MACHINES À S’AUTO-CONGRATULER
Nous apprenons que « la situation sanitaire dans notre pays s’améliore plus vite que nous l’avions espéré » [1] ou aussi que « l’épidémie est maintenant maîtrisée ». On commence à pouvoir dire, sans être taxé de complotiste, que « le masque en extérieur ne présente « pas beaucoup d’intérêt » pour lutter efficacement contre le virus… »
Donc, l’Homme aurait montré sa supériorité sur la Nature, et Jupiter-Macron serait le premier des hommes.
C’est le réflexe classique, pour ne pas dire l’enfumage maniaque, du perdant aux élections qui se réjouit du merveilleux support de ses partisans, qui s’inscrit dans le chemin de la démocratie, etc. Du bidon. Du bluff !
Décryptage de ce baratin : la fameuse « guerre contre le virus » d’Emmanuel Macron n’a jamais été qu’une mauvaise comédie de boulevard.
En réalité, nul ne peut affirmer – les « scientifiques » encore moins – quel aurait été le bilan si l’on avait laissé le virus s’épuiser. Hypothèse folle ? Voire !
UN DÉFI SCIENTIFICO-POLITIQUE
Nous ne pourrions croire à l’efficacité des mesurettes gouvernementales que si, et seulement si, une étude en double aveugle nationale avait pu être réalisée, testant l’épidémie laissée à son libre cours, sans aucune intervention (cas A), et l’association épidémie plus mesures sanitaires (cas B).
Or, une telle étude serait moralement peu admissible, et très désagréable.
Moralement peu admissible : Certains dirait éthiquement, pour faire sérieux. Restons dans la morale qui, de mon point de vue surpasse l’éthique, car elle y ajoute la valeur des mœurs, c’est-à-dire des us et coutumes. La morale nous interdirait une telle étude. De plus, même avec une population de volontaires, l’échantillon serait initialement biaisé, car un volontaire porté par une volonté d’agir pour les autres diffère profondément d’un témoin passif apeuré des résultats possibles. Si l’on se pare du tablier de scientifique, il ne faut pas déraper au premier pas.
Techniquement désagréable : Il faudrait reprendre et démonter dès le début l’incroyable série de mensonges, de bévues, de décisions extravagantes annulées, reprises, de cacophonie médiatique, de prestations bafouillantes en tout genre (les hôpitaux d’urgence qui nécessitaient des jours et des jours pour se monter, les trains baladeurs de malades, les morgues encombrées, les masques inutiles puis obligatoires à 135 euros, la négation systématique et intéressée des thérapeutiques proposées en début de maladie, l’enfouissement dans quelles poches des millions du Remdésivir, l’euthanasie obligée au Rivotril, etc.).
Organiquement dérangeante : Il faudrait imposer d’autres modes de travail aux « comités scientifiques » dont personne n’a voulu voir les « liens paradoxaux » qui les attachaient au gouvernement… ou à d’autres groupes, et peut-être aussi à des surdimensions d’ego. Car si on croit qu’avec des titres ronflants les querelles s’apaisent, on n’a rien compris à la vie.
Politiquement ébranlante : quel dirigeant serait assez courageux pour en assumer les conséquences si la situation A s’avérait peu différente que la situation B ? Ou pire, plus efficace ? Quelles têtes feraient les responsables, après avoir plongé le pays dans le rouge de l’économie ?
Scientifiquement déroutante : imaginons qu’une telle étude prouve la supériorité de la technique naturelle A, celle qui consisterait à passer le premier choc, puis à vivre en communauté paisible avec le virus. Quelles conséquences en tirer ? Comment en décliner les résultats en cas de résurgence épidémique ?
LES VRAIES RAISONS
Les Français sont des votes
Une première raison s’impose : la proximité des élections des 20 et 27 juin. Coronavirus et élections : cela ne vous rappelle-t-il rien ? Le 15 mars 2020 pour le premier tour, et le deuxième finalement reporté au 28 juin ?
Bizarre qu’aucun journal « mainstring » n’ait pensé à cette amusante coïncidence ! À moins que la consigne du silence…
Ça commence à tousser
Une deuxième raison ne doit pas être mise au placard : le système s’essoufflait. De plus en plus de promeneurs défiaient la coronacratie en marchant face découverte. C’était même assez amusant, et psychologiquement attractif de voir les réactions des peureux, des agressifs, des méprisants, et d’enrichir de nouveaux liens avec d’autres réfractaires au service masqué obligatoire. Je ne parle même pas des « quartiers » où la police a dû s’asseoir sur ses carnets à souche (mal nommés) à 135 euros.
Notre coronacrate d’opérette a pris la bonne décision de suivre le mouvement et de s’en donner le rôle d’organisateur. Là aussi, silence des « mainstring people ».
Ça douille !
Une troisième raison non évoquée doit venir des bureaux de Bercy. Comme disent les Anglais : l’argent parle. Plus ou moins fort, mais il parle toujours.
Ça cafouille
Une quatrième tient certainement aux troubles psychologiques dont débordent les cabinets de psychologie et psychiatrie. Cela finit aussi par coûter cher, et pas seulement en menue monnaie.
Une cinquième raison sera étudiée dans un article suivant pour ne pas allonger la liste.
L A GRANDE RÉUSSITE DU CORONACRATE ÉLYSÉEN
La manipulation gouvernementale a été une fantastique opération de lavage de cerveau. Preuve en est, la perte de sens critique qui a atteint cette population dite de Gaulois réfractaires et batailleurs ! Il faut les voir.
Il y a les aplatis (merci grand Macron), les exubérants (on est libre !), et les schizophrènes, toujours porteurs de masques, qui hurlent leur bonheur… de ne pas le porter !
J’allais oublier ceux qui tiennent à le porter malgré tout. La peur ? L’esprit de contradiction ? La vertu citoyenne ? L’esprit du vigilante des westerns ? Va savoir, Charles !
Chapeau, Macron. Il devrait cosigner le nouvel Astérix et le Coronavirus. J’attends cet album avec délectation. Imaginons les nouveaux héros du jour : Automasquix, Respirogazcarbonix, Trouillautomatix, Confinix, Attestationix, Couvrefix, Vaxinix, Toutenscientix. Obélix obligerait les sangliers à porter des masques. Macronine, la descendante de Bonemine apostropherait son Macronix pavoisant : « Va chez Sexymasquine et ramène-moi des masques fendus ! Ouste ! »
Alors, Astérix et Jules César prendraient leur retraite, en soupirant : Tout ça pour ça !
UN MARCHÉ D’AVENIR
L’intelligence très artificielle
L’avenir… c’est que la comédie n’est pas finie. On vous la prépare, soignée aux petits oignons.
D’abord, la suprême astuce de compter sur l’intelligence des Français. Pas de masque, d’accord, mais à condition de les porter spontanément quand il le faut !
La grande duchesse de Gérolstein n’aurait pas chanté mieux : « Voici le masque, le masque, le masqueuuuu, etc. »
Mais les Scientifix sont prêts : Attention ! « Il » pourrait revenir, comme le furet. « Il » est passé par ici, « Il » repassera par là, etc.
Papa Coronacrate pense à vous, Papa Coronacrate pense pour vous. Le masque, toujours en poche, prêt à dégainer.
Après Astérix et le Coronavirus, voici le nouveau Lucky Luke et les Dalton dans Les Arracheurs de masques. Lucky Luke le cowboy qui se masque plus vite que son ombre. Et si ça ne suffit pas, bientôt sur tous les écrans obligatoires La Minute du masque en 1984 épisodes. Comprenne qui peut, comprenne qui veut !
Le masque, c’est un marché qu’on ne peut pas perdre.
Souriez ! Vous êtes piqués
Mais le vaccin, c’est mieux. Le Véranoschtrumpf est en embuscade. Il trépigne déjà, tel un Schtroumpf grincheux : Vaccinez-vous, bandes de Schtroumpfs noirs. Le vaccin, c’est du bon pollen. Schtroumpfez-vous en ligne, et plus vite que ça ! On a encore besoin de cobayes !
Comme c’est rassurant, d’être entouré de citoyens sérieux, responsables, éclairés, intrépides, prudents, équilibrés, lucides, indépendants, optimistes, altruistes, avertis, etc.
Dressage réalisé.
Elle n’est pas belle la vie ?
[1] https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-des-demain-le-masque-ne-sera-plus-obligatoire-dans-les-cours-decole-16-06-2021-547YJJJP2FHW3NNFWRCGEVMAY4.php

