
Puisque c’est dimanche, parlons d’un « fait divers chrétien ». Un aumônier militaire a été blessé au front, ou plus précisément, à l’âme. Par qui ? Par un certain Antoine de Romanet, qui n’était autre que… son évêque.
Voici ce que j’en lis ce jour, par la plume de Marc sergent [1] :
« L’aumônier militaire, qui eut plusieurs fois le courage de prendre la parole sur les dangers de l’islamisation et l’incohérence de certaines décisions de l’exécutif français dans ce domaine, a été évincé par l’évêque aux armées, Mgr de Romanet. »
RETOUR EN 2019
L’imparfait de l’indicatif concernant ce « fait d’armes » d’évêque s’impose, car l’affaire a eu lieu vers juillet 2019. Sans en connaître grand-chose, on peut se laisser aller à des supputations si on lit l’article écrit par Rédaction de l’Essor [2].
J’ai écrit « lire l’article ». J’aurais mieux fait de préciser : « déchiffrer l’article » ou mieux le « désenchifrener ». C’est simple, avec un peu d’habitude. Je relève en rouge le venin qui se croit bien caché :
« Polémique après le départ de l’abbé Christian Venard, l’un des aumôniers des gendarmes
L’abbé Christian Venard, une des figures médiatiques de l’aumônerie catholique militaire, vient d’annoncer bruyamment son départ de la Gendarmerie
Selon l’abbé Christian Venard, son départ vers la Côte d’Azur est la conséquence d’une décision « unilatérale, sans consulter le commandement de la Gendarmerie » de l’évêque aux armées Antoine de Romanet. Ce dernier n’a pas souhaité réagir à cette mise à l’index. De même, l’abbé n’a pas répondu à nos demandes de précisions.
Signe qu’il y avait de la tension dans l’air, l’abbé était, selon le diocèse aux armées, en arrêt maladie depuis juillet 2019. C’est la date à laquelle il avait été averti du non-renouvellement de son contrat.
Lisez tout le rouge, et vous aurez l’image subliminale d’un personnage malade, trouble, créateur de polémique, mais partant joyeusement sur la Côte d’Azur, dans une ambiance de mise à l’index (on sait ce que cela veut dire) l’ensemble n’étant qu’un contrat non renouvelé par l’un des aumôniers, qui se prend pour une figure médiatique. En plus, il ne répond pas, le triste individu !
Oublions cette « torchonnerie », et écoutons l’abbé :
L’ABBÉ VÉNARD NE FAIT PAS DANS LA DENTELLE
« 22 ans de carrière militaire, essentiellement au sein des unités parachutistes et, ces dernières années, au sein de la Gendarmerie Nationale […]
je quitte, bien malgré moi, mes frères d’armes français, étant exclu de mon diocèse et séparé de ceux auprès de qui j’ai eu l’honneur et le bonheur de servir la France, en particulier sur tant de théâtres d’opérations extérieures. »
Une de ses déclarations choc (on n’est pas parachutiste pour rien) :
« Qu’en est-il d’un pays qui envoie ses plus courageux combattre les racines d’un mal qu’il semble laisser prendre racine, sans beaucoup de résistance, sur son propre sol ? »
Évidemment, ça coince dans certaines sacristies poussiéreuses !
UN PRINCE EN SON ROCHER
L’abbé Vénard a été « invité, depuis, par S.A.S. le Prince Albert II, souverain de Monaco, à [se] mettre à son service, au sein de la Force Publique monégasque, auprès du Palais et du diocèse de Monaco. »
Il remercie S.A.S. le prince Albert II […] et Mgr Dominique-Marie David, archevêque de Monaco, de l’accueillir au sein du clergé monégasque.
Et puis, si vous voulez mieux connaître ce « padre » comme on dit chez les paras, visitez son blog :
https://blogdupadrevenard.wordpress.com/
Vous y trouverez un réconfort que nous n’attendons plus de bien des in-dignitaires de cette Église.
Merci, Padre !
[1] https://lalettrepatriote.com/armees-eviction-de-labbe-christian-venard/
[2] https://lessor.org/a-la-une/polemique-apres-le-depart-de-labbe-christian-venard-lun-des-aumoniers-des-gendarmes

