YOUTUBE SE VAUTRE ENCORE

CHEZ THALÈS
CHEZ THALÈS

YOUTUBE NON-AMICALEMENT VEAUTRÉ *

Eh oui, YouTube se vautre encore. Dans quoi ? Dans son propre résidu baptisé « règlement de communauté ».  J’avais l’intention de regarder une vidéo à l’adresse https://youtu.be/S0S_IOaTQfk qu’un vieil ami m’avait indiquée.  J’en avais commencé la lecture en début d’après-midi, et me promettais ce soir de la finir et d’en faire un article. Impossible donc d’en tirer des conclusions d’ensemble. Mais, de ce fait, il devient possible et nécessaire d’en écrire quelques lignes sur YouTube. Ne nous en privons pas ! Entretemps j’ai exprimé ma réprobation sur leur site, et me suis présenté comme « un homme libre », ce dont ils doivent avoir ignoré le sens.

ASSELINEAU LE PRÉDICATEUR

Je ne suis pas chacune des interventions de François Asselineau. Le manque de temps fait partie de mes raisons, et d’autres points aussi. Par exemple, je partage nombre de ses idées, mais je trouve que sa façon de les présenter le dessert. Cela paraît stupide, mais je veux bien accepter ma part de stupidité, sinon je ne serais pas humain. En réalité, je tente d’imaginer qu’il se présente à l’élection présidentielle. Alors, je me désole de penser qu’il bousculerait un jeu de quilles de droite, sans avoir le désir d’y jouer autrement son rôle. Suis-je présomptueux ? Suis-je le seul ?

C’est dommage, car le personnage a de la bouteille, parle correctement, y compris le japonais, est-il écrit sur sa notice Wikipedia. Cela aurait pu le rapprocher… ou l’éloigner de Bruno Gollnisch, en fonction de leurs histoires personnelles. Mais il parle de sa chaire, comme y officierait un prédicateur inspiré, un peu trop inspiré, un peu trop porté à vouer ses mauvais fidèles à un bouquet de bonnes et chaudes flammes.

Oui, si on ne doit pas, théoriquement, porter de jugement d’après une physionomie, on ne peut ni on ne doit se passer de notre approche subjective qui, comme l’adjectif le clame, fait partie de notre moi. En plus clair, ce haut fonctionnaire fonctionne trop haut et trop loin pour moi. Je ne crois pas trahir quelques confidences que je partage, en disant que le personnage attire beaucoup moins que certaines de ses idées. Et quoi qu’on dise, la « note de gueule », ça compte.

Cela dit, j’en arrive au peu que j’ai pu entendre de cette vidéo partielle maintenant censurée par les censeurs de la bonne conscience, c’est-à-dire de l’absence de conscience.

Quelle ignominie a donc frappé les juges anonymes de YouTube ?

UN CASSE-TÊTE NOMMÉ CASTEX ?

Peu-être le fait que François Asselineau ait mis sur la sellette les déclaration d’un certain Premier Ministre qui se croit médecin, et s’affirme surtout comme délateur en chef, ou presque, envers les Français qui ne souhaitent pas prendre les risques de son VAX PAS SAIN. Certes, M. Asselineau a dit que le bonhomme ne l’intéressait pas et n’est pas allé lui cirer les pompes, ni lui nettoyer les lunettes. Est-ce un crime ? Peut-être dans notre « beau pays de liberté » (hum !).

Cependant, force est de remarquer que le sieur Castex tiendrait un beau rôle dans un film de science-fiction où un agitateur hypocrite accumulerait fausses vérités sur mensonges, et contre-vérités sur basses besognes, comme celle de cliver deux communautés entre elles. On pourrait même imaginer qu’il provienne d’une lointaine contrée à la beauté réputée, et qu’il se soit encanaillé jusqu’aux lunettes pour faire le beau devant son maître. Je le dis tout de suite, je n’irai pas voir ce film.

En attendant, je ne peux pas voir la vidéo d’Asselineau, piratée — pardon, censurée — par YouTube. Un appel des mâtins de Matignon ? Qui sait ?

UNE HISTOIRE PRÉSOCRATIQUE ?

Je m’étais arrêté au moment où la vidéo de François Asselineau présentait une publicité de Thalès **. Je battais déjà des mains, m’attendant à découvrir du neuf sur le philosophe de Milet. Que non ! Il s’agissait de le vie banale d’une charmante jeune fille prise au saut du lit, se préparant à passer une journée de rêve avec son compagnon, un certain Digid Wallet, venu d’on ne sait où, probablement d’Asie Mineure, si j’en crois le nom de Thalès ?

Enfin, ces deux-là, la Lucie, étudiante en psychologie et son Digid, ont l’air de bien s’entendre. Je me demande même s’ils n’étaient pas au paddock ensemble. Possible. Avec leur bonnes résolutions pour sauver la planète, « héberger tous leurs documents d’identité et titres sécurisés digitalisés, prouver leurs identités ou accéder aux droits et services qui leur sont réservés,  contrôler totalement leurs données personnelles, avec la liberté de décider quelles informations ils partagent, quand et avec qui ils souhaitent les partager ».

C’était beau comme l’antique. Je m’en léchais déjà les babines, j’en salivais de bonheur (c’est ma tendance chien fidèle, brave et encore un peu bête).

Et puis, la suite est venue : Ah ! Ce Digid, « Dans le même temps, il permet aux pouvoirs publics de créer un compagnon mobile aux documents d’identité physiques. Il présente ainsi l’avantage d’être simple à émettre, à gérer et à vérifier, tout en offrant un outil puissant pour lutter efficacement contre l’usurpation d’identité, réduire le travail administratif et soutenir l’économie numérique. « 

Je me suis arrêté de frétiller. Apparemment, François Asselineau aussi. Nous nous sommes regardés, et nous nous sommes posé des questions. Où iront tous ces renseignements ? Qui les contrôlera ? Qui les engrangera ? Qui en fera ses bénéfices ? Qui garantira leur sécurité ? Etc.

HELP ! HELP !

J’ai téléphoné à mon psychiatre. J’entends des bruits. Des ombres passent, des images disparaissent, et même des films entiers. C’est grave, Docteur ?

Dans le lointain, j’entends des sirènes. Youuuuu  Tubeeeeee,  Youuuuu Tubeeeeee. Ça se rapproche. YOUUUUUUU TUBEEEEEE…….

Antoine Solmer

 

* Pardon à Danny Wilde et Brett Sinclair

** https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/identite/digital-id-wallet