Qu’ai-je écrit hier ? Que je ne perdrai pas mon temps à écouter la dégoulinade des mâles (?) paroles et autres postures de matamore. Tiens, à propos de matamore, qui vient de l’espagnol mata moro (tueur de Maures), il semblerait que nous ayons chaque jour un matahalouf (tueur de porc) de plus, et que cela finira en matahalalif (tueurs de porcs) pour le grand abattage final. Bien sûr, j’ai trafiqué le néologisme à partir de l’espagnol et de l’arabe. J’ajoute – pour compléter le Wiktionnaire, « le dictionnaire libre », tellement libre qu’il s’en étrangle et ne précise pas que le mot halouf (n’essayez même pas de le prononcer avec un gosier nourri au français) – vise bien le cochon, mais aussi et surtout, par métonymie, tout ce qui n’est pas hallal, tout ce qui est méprisable, et honni par Allah. Maintenant c’est plus clair.
Ce matin, à Arras, un autre professeur a payé de sa vie les mâles postures de notre président d’opérette, qui va n’avoir aucune honte à se déplacer sur les lieux de son incompétence mortelle. Encore des flots de circonstance pour faire pleurer dans les chaumières et rire doucement dans les mechtas.
Mais comment ne pas être effrayé ? Ce midi, j’écoute « Alexis Poulin sans réserve » sur Sud Radio. Le journaliste et son invité sont certainement animés de bonnes intentions, mais encore plus de bonnes expressions pour retenir le public. Ils classent l’agresseur (et d’autres) comme « terroristes Pieds-Nickelés » car il n’avait qu’un ou deux couteaux. Ah ! S’il avait eu trois Kalach’ et un LRAC, voilà qui aurait été du sérieux.
Mais pauvres perroquets mal emplumés, ne comprenez-vous pas que l’égorgement au couteau est un acte rituel que tout bon musulman doit pratiquer dans ce que nous appelons improprement « la fête du mouton » : l’Aïd-el-Kebir (la grande fête). En sorte que le geste pratiqué aujourd’hui sur les recommandations d’un grand responsable dit terroriste par les mêmes qui le qualifieront comme politique à une table de négociation, ce geste est un acte d’allégeance qui, même unique, se répercute déjà comme doublement exemplaire et stimulateur de nouveaux « Pieds-Nickelés » sur bien des chaînes musulmanes. Ce geste (« poignardé à la carotide » pour reprendre la litote obligatoire) est aussi doublement significatif : autant terroriste que religieux.
Autre exemple, quelques minutes plus tard, chez Bercof. L’invité parle d’un acte « irrationnel ». Mais, comme aurait dit un ancien maître : « Bougre d’âne » comment n’arrivez-vous pas à comprendre que l’acte de cet assassin (présumé, etc.) est parfaitement rationnel dans son système de pensée, de religion, de regard sur le monde. Une fois de plus, nous donnons des leçons et nous ajoutons des ennemis, comme si nous n’en avions pas assez. Décidément, Dieu me préserve de mes amis, mes ennemis, je m’en charge.
Enfin, un maire (pardon d’avoir oublié sa ville) chez Alexis Poulin, parle fort et clair. Il attend qu’on déclare la guerre, officiellement, à toutes les forces qui nous agressent. Le langage de la raison, la vraie, celle qui s’adapte à la situation réelle, laquelle nous mène directement à la disparition si la lâcheté cachée derrière le discours répétitif des « valeurs de la République » poursuit son œuvre aussi délirante que mortifère. Bref, la Gauche, toujours la Gauche, ou la macronerie, ce qui revient au même.
Et pourquoi ce maire a-t-il doublement raison ? Parce que les musulmans fidèles à la France n’attendent que cela : la réponse de la guerre réelle et officielle aux guerriers « fous d’Allah ». Ils ne doivent pas être majoritaires dans leurs groupes confessionnels. Ils le deviendront si la France – de de Gaulle en Macron – ne les trahit pas. Autrement dit, si un vrai président les enterre dans les poubelles de l’Histoire. Et je n’en vois qu’un exemplaire potentiel. Son nom commence par la dernière lettre de l’alphabet, comme si nous étions « au bout du rouleau ».
Lorsque j’utilise l’expression « fous d’Allah », je ne méprise en rien ces personnages. Ce sont des ennemis. Cela suffirait bien s’ils n’étaient pas en plus des terroristes (la tuerie doit être vue, diffusée autant de fois que possible et avoir comme effet de sidérer les témoins… qui seront fiers du fameux « vous n’aurez pas ma haine. ») Pauvres moutons mal bêlants promis à la dernière « fête ».
Aujourd’hui comme hier soir, j’ai autre chose à faire que de perdre mon temps à regarder les guignols de l’Élysée et autres lieux d’autant plus mal famés qu’ils sont affamés de trompeuse et trompettante gloriole.
Antoine Solmer

