Mais où sont-ils… et que font-ils ?
Je passe une partie importante de mon temps “en vacances’’ à errer d’étonnement en questionnement : je vis à côté (car, je ne suis absolument pas “dedans”) d’un monde dont les logiques de fonctionnement et de comportement m’ont échappé… Je lis, j’écoute, je crois participer, je roule beaucoup – à moto, en auto –, je bois des “petits cafés” avec mes amis sur la place du village, j’ai pas mal d’échanges avec ceux qui étaient mes semblables il y a peu de temps encore : j’ai de plus en plus de mal à suivre ce qu’ils m’expliquent. Je questionne, je me renseigne : je suis paumé.
On avait cru comprendre que, pour lutter contre l’analyse cruelle et précise d’Éric Zemmour, l’Exécutif, pris de court devant l’exactitude mordante des discours de ce “polémiste d’extrême droite” (sic ! Ils n’ont vraiment rien de sérieux à lui reprocher !), devant ses explications et ses solutions, devant sa vision incontournable et devant la mobilisation qui s’impose, avait lancé en l’air tout ce qui passait à portée de sa main, et avait sélectionné une “insuffisante chronique de rentrées d’argent” (comme par hasard, “la faute à Poutine”) comme unique source du malheur des Français. La seule chose qui compte, pour eux, c’est que l’immigration, totalement incontrôlée par système, n’apparaisse pas comme responsable de nos malheurs). On a vu une Presse–aux–ordres aussi perverse que malfaisante étaler ces idées farfelues devant nous, comme pour une bataille qui aurait été perdue d’avance : l’ennemi public, en France, ce n’est pas l’ennemi, c’est le public ! “Au fou…’’.
Encore moins explicable a été ce qui a suivi : les gens se sont mis à croire ce qu’on leur racontait ! Et pourtant, le brave peuple, après tous les bobards officiels sur le covid, sa dangerosité, ses modes (souvent inventés) de transmission, et sur la quasi-totalité des mesures à prendre pour l’endiguer (dont l’échec absolu dans toutes les directions aurait dû éclairer les victimes)… aurait dû voir clair dans l’immensité des mensonges ! Deux bonnes années plus tard, je continue à ne pas comprendre cette soif de masochisme pervers, de soumission inutile et irraisonnée.
Mais les électeurs théoriquement “de droite” (largement majoritaires) ont été tellement bien conditionnés dans cette “lecture” farfelue de leurs soucis, de leurs inquiétudes et de leurs besoins… qu’ils ont délaissé les bonnes analyses de Zemmour au profit (enfin… c’est un mot !) de ce qu’ “on’’ avait décidé qu’ils devaient penser : on les a fait voter en leur promettant que leur vote résoudrait la hausse du coût de la vie, problème qui, étant structurel – nous l’avons démontré vingt fois, ici-même – ne saurait en aucun cas être un tant soit peu amélioré par, ou avec, le pauvre arsenal dont disposent nos nuls diplômés… Ils se retrouvent donc, au moment de vérité… devant les vrais problèmes, et non devant ce qu’on leur a dit qu’étaient leurs craintes. Résultat : un mois plus tard, toute cette population qui, hier, se retrouvait “à sec” le 15 du mois… part en vacances comme JAMAIS. Tous les hôtels, tous les campings, toutes les croisières, tous les ports de pêche, les campagnes, la petite, la moyenne et la haute montagne, les villégiatures, les “beds” et les ’‘breakfasts’’... refusent les clients et annoncent une année-record… Pour un “corps électoral dont le seul souci était la hausse du coût de la vie… avouez que c’est un résultat étonnant !
Ce hiatus devrait suffire à nourrir mon étonnement… Mais s’il n’y avait que ça ! Imaginez que ces néo-touristes “fauchés”.. mais pas au point de se refaire une petite santé financière en restant à la maison, découvrent enfin que la nature est bien plus belle que dans les discours absurdes des faux “zécolos” et de Greta Thunberg rabougris dans leur enfer intello – et ne conçoivent plus la vie que “en RTT” ! Après deux années de gestion complètement dingue d’une crise qui fut tout, sauf ce que la doctrine d’État nous racontait, chaque français naît, vit et meurt avec une dette de 45 000 euros, c’est-à-dire plus de 20 ans de smic ! Et nos ministres “bornés” continuent à creuser le trou “pour notre bien” ! On dit : “Merci qui ? ”.
Car, ce qui est encore plus incroyable, c’est que plus personne (j’exagère à peine) ne veut plus travailler. Le joli “coin” hautement touristique où le hasard… et la chance, m’ont permis d’avoir une jolie propriété, était, depuis des décennies, réputé pour être un des endroits de France où l’on mangeait le mieux. Peu à peu, des strates de restaurants de toute spécialité et à tout prix (à tout prix… mais cher !) s’étaient fabriquées des places au soleil. Eh ! bien… plusieurs ont dû fermer leurs portes : pas de cuisinier, pas de “personnel en salle”, pas de candidats pour des “jobs” plutôt bien payés (les pourboires des riches étrangers, majoritaires, sont souvent… vertigineux ! Rien n’y fait !). Les Français boudent tous les “jobs” dans l’hôtellerie et la restauration autant qu’ailleurs… Qui aurait pu croire une chose pareille , il y a un an seulement ? Il a vraiment fallu un quinquennat reconduit de Macron pour détruire la France et la réduire à son niveau de dinguerie du moment !
Vous croyez que j’ai terminé ma petite visite guidée en Absurdie ? Point du tout ! Dans tous les domaines ou peu s’en faut (industrie, services, administration – école, police, armée, hôpital), on trouve le même manque, devenu chronique, de main d’œuvre… jusque dans les “Grands Séminaires” catholiques, déboussolés par toutes les mesures totalement contre-productives que prennent, par rafales, le Vatican et nos évêques, devenus fous) ! Comme me l’ont confié des patrons déboussolés, “Ils viennent… quand ils viennent… puis ils restent 48 heures et ils disparaissent sans rien dire…”. On aura beau fusionner les différents services (uniformément nuls) de l’État en matière d’emploi et d’embauche, ce n’est pas ça qui va redonner du cœur au ventre de nos concitoyens, qui semblent souvent “accros” à l’aide de l’État, comme si la gratuité était possible, où que ce soit !
Notre situation est, en somme, facile à résumer – si elle n’est pas facile à justifier : les Français veulent plus d’argent, puisque l’État nous démontre depuis 5 ans et quelques jours (dont les 28 mois impudiques et impudents de la séquence “covid”) que tout le monde peut se foutre de l’équilibre de la profondeur, bientôt incalculable, de notre dette : l’argent, à l’opposé de tout ce qui vient de Russie, serait disponible en quantités illimitées… Donc… par ici les chèques, les soutiens, les primes, les petits cadeaux… et tant pis si tout cet argent est de la fausse monnaie : “le trou que nous faisons dans la finance mondiale est beaucoup trop immense pour qu’on nous le balance un jour à la gueule ou devant le nez”, disent de beaux esprits très laids. On arrivera à passer à travers les mailles! D’ailleurs, on va commencer tout de suite : on se met en RTT permanente, et on fout le camp en vacances, d’accord ?
Pour le reste… on verra comment on saute la haie quand elle sera devant nous. Je ne sais pas vous (comme dit Anne Roumanoff), mais moi… je suis terrifié par le monde qui nous attend – si on échappe à la vitrification sino-russo-américaine… Bonnes vacances, les gars… Au fond, c’est peut-être moi qui n’ai rien compris au monde réputé nouveau dans lequel rêvent de nous entraîner les débraillés hurlants et haineux qui suivent Mélenchon, pour le pire et pour le meilleur… du pire !
Une petite source d’espoir, peut-être ? Comme si la seule présence de Pap Ndiaye (qui a reconnu le 30 juin avoir mis ses enfants, Rose et Lucien, à l’école alsacienne, une des plus élitistes et des plus chères de France ! Pas con, le wokiste !) ne suffisait pas à détruire le peu qui reste de ce qui était encore “La France”, il y a cinq petites années tellement longues, notre Amiénois, fils spirituel de Sun Tzu et de Clausewitz enfin pacsés, a rappelé aux affaires la ravageuse Marlène Schiappe (rappel : “schiappa”, en italien ne peut vouloir dire que “une courge, une nullité, un nul, un ’’pas doué”). Au moins, on aura un sujet permanent de fou-rire, dans notre dégringolade annoncée ! Parce que tous les autres…
H-Cl.

