L’article de ce jour sera court. J’ai regardé en retard, l’émission Intitulée La France face à la guerre sur TF1. Zemmour répondait aux questions de Gilles Bouleau et d’Anne-Claire Coudray.
Bien entendu il y avait aussi d’autres candidats. Je suis clair : ils ne m’intéressent pas. On les connaît, on les a vus, on sait ce qu’ils valent. On espère ne plus les revoir. Point ! Pas de temps à perdre dans des comparaisons hasardeuses.
L’essentiel était la prestation de Zemmour. Elle fut très bonne. C’était difficile pour lui car le rythme n’était pas celui auquel il était habitué. Ce changement de format a peut-être bousculé certains de ses habituels soutiens. Or, il faut que nous aussi modifions notre écoute et notre jugement.
La brièveté l’a obligé à aller à l’essentiel, sans digressions. Pour un galop d’essai c’était un coup de maître. Éric Zemmour le prétendu « polémiste » (qualificatif vexatoire des imbéciles et des cuistres), Éric Zemmour le passionné d’histoire et des explications fouillées devait céder le pas au président Zemmour, répondant du tac au tac, fulgurant ses adversaires. Il l’a fait. Et surtout, il l’a fait en homme mesurant l’immensité du devoir qui s’impose à lui. Il est resté humain, mais à un niveau supérieur. Pas un robot de la politicaillerie.
Un humain président, un président humain. Cela en impose, cela s’impose, mais cela pèse lourd. D’autant plus lourd que la tâche dépassera l’imaginable.
Cela n’empêche que sa tirade finale — 26 jours — fut une réussite. Passons sur quelques ralentissements bien compréhensibles. Que d’autres s’y essayent. Nous verrons le résultat. Zemmour conserva le rythme général et la clarté du tableau, avec l’émotion de la véracité.
26 jours ! C’est long et c’est court (en reprenant « Le temps de l’amour », cette belle chanson de Françoise Hardy).
26 jours, c’est long et c’est court, on s’en souvient… et on continue jusqu’à la victoire.
Antoine Solmer

