MÉDECINE STALINO-MACRONIENNE OU MACRONO-STALINIENNE ? SUITE

SCHIZOPHRENIE ?

Pour préciser la chute de mon dernier billet à dominance médicale, les bruits derrière la porte ne provenaient pas d’une équipe d’infirmiers musclés, brandissant une camisole. Pas encore… Mais tout de même, faites attention si vous jetez votre pantoufle contre un mur en proférant quelque phrase bien sentie contre un personnage bien en cour.

LA SCHIZOPHRÉNIE DÉBUTANTE ASYMPTOMATIQUE EN URSS

J’en reviens à la schizophrénie débutante asymptomatique. Il ne s’agit nullement d’une invention, d’un gag quelconque, mais du diagnostic porté envers bien des dissidents en URSS. Les initiales en graphie russe СССР nous parlent peu, mais en français, elles nous guident pour transformer ce SS en Soviéto-Staliniennes, au moins jusqu’en 1953, date d’envoi en enfer de l’homme de fer. Et même au-delà en Sovieto-Schizophréniques.

Et si vous ne me croyez pas, lisez ou relisez les œuvres de Boukovsky, au moins la plus célèbre : Et le vent reprend ses tours. Vous aurez une idée de ce qu’il en coûta à ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence pour avoir fondé une revue illégale, organisé des lectures publiques de poésie, une exposition de tableaux, pris en photo un livre (La Nouvelle Classe de Djilas, autrement nommé Manifeste anti-communiste). Douze ans d’incarcération, jusqu’à être échangé en décembre 1976 contre Luis Corvalán, secrétaire général du Parti communiste chilien. Douze ans d’incarcération, en colonie pénitentiaire ou en asile psychiatrique, avec le fameux diagnostic qui peut s’adresser à tout le monde, y compris celui qui l’a inventé, et celui qui le valide dans un dossier « tout sauf médical ».

Car il est bien entendu que cette expression à usage des tyrans, dont la « thérapeutique » était l’enfermement psychiatrique avec toutes les médications de camisole chimique possibles, est une invention pire que machiavélique, un filet commode pour pêcher les dissidents de toute envergure, jusqu’au menu fretin, et finalement tout ce qui a le malheur de déplaire au dictateur.

Réfléchissons bien : schizophrénique débutante asymptomatique, c’est-à-dire délire sans délire, mais à venir… indifférence au monde sans indifférence au monde mais possible… hallucinations sans hallucinations mais prévues… etc.

En sommes-nous là en France ? Lisons la suite

L’INTERDICTION POLITIQUE DE THÉRAPEUTIQUE EN FRANCE

Il existait une vieille pratique, depuis 1941, nommée AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) obligatoire pour un fabriquant de médicament désireux de le distribuer. Pour le médecin et le patient, cela se traduisait en pratique par des recommandations et une notice servant de mode d’emploi. Rien que de très normal.

Mais depuis l’apparition de l’EMB (Evidence Based Medicine) ou MFP (Médecine fondée sur des preuves), le mille-feuilles administratif s’est développé. Oubliées les recommandations, muselée l’expérience du médecin, qui est relégué au rôle de prescripteur encadré, soumis aux foudres et aux foucades des multiples instances d’inspection de la Santé, lesquelles seraient – bien sûr – indépendantes des politiques (sic !).

Cela a commencé par l’ex-ministre de la Santé, Mme Buzin qui a fait pression pour mettre en quarantaine l’Hydroxy-Chloroquine, médicament valant quelques euros, favorisant ainsi l’apparition du Remdésivir (aux traitements valant mille fois plus), lequel s’est dispersé comme un peut foireux après avoir fait les dégâts qu’on sait, et que nos grands parlotteurs ont oublié.

Le Covid est venu prouver la toxicité réelle du système. Le professeur Raoult et d’autres nombreux médecins en ont largement parlé. Mon rôle ici n’est pas de reprendre leurs arguments, leurs preuves ou leurs espoirs. Simplement de rappeler les faits. Faites l’essai de demander à votre médecin de l’ivermectine, ou de l’azithromycine. Peut-être tentera-t-il de passer entre les gouttes, mais plus souvent il préfèrera éviter la douche froides et les conséquences salées. Même si vous avez la gale (pour l’ivermectine) ou une pneumopathie carabinée (pour l’azithromycine) le projecteur du camp de redressement des prescriptions s’allumera sans tarder, et les chiens de garde du système interviendront bien plus vite que pour une épidémie de dealers de crack dans un quartier sensible.

QU’EN PENSER ?

Si la France est encore en retard par rapport à l’URSS de la grande époque, la réalité montre que nous rattrapons le maître en élèves bien doués. Simplement, chaque pays applique ses règles du jeu. À la création d’un diagnostic inventé avec une thérapeutique disciplinaire stalinoïde répond l’interdiction politique de thérapeutique par les macronoïdes de service, sous prétextes scientifiques auto-proclamés, et pour le bien commun.

De la même façon que faire et défaire c’est toujours travailler, inventer une maladie imaginaire avec incarcération subséquente, ou interdire une liberté de prescription pour des raisons de basse économie et de politique de polichinelle, cela revient au même triplet perdant : le mensonge, la dégradation et la force injuste… de la loi.

Les deux faces de la même fausse monnaie. Et une fois de plus, qui est le cochon de payant ?

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