
MARINE LE PEN HORS DU RÉEL
Revenons sur les propos de Marine Le Pen évoqués dans l’article précédent. Ils sont intéressants à double titre.
D’abord ils montrent les torsions de réalité que la candidate s’impose et veut nous imposer pour grignoter de l’électorat, « ratisser large », comme on dit. Je ne sais si elle se trompe, mais elle nous trompe. Nous comprendrions bien qu’entre candidats (si Éric Zemmour se déclare tel) la compétition devienne dure. Mais au prix de la tricherie par rapport à la réalité, c’est insupportable. Surtout quand la survie du pays est en jeu.
Qui ne comprend pas cela se rend complice des forces destructives qui minent la France. Je n’accuserai certes pas Marine Le Pen d’incompétence en ce domaine. Alors c’est pire ! Voir et ne pas vouloir agir, cela reste de la complicité… à moins de courir un danger. Telle est la pensée de la légitime défense. Alors, quel est son rôle exact ? Quelles sont ses attentes, autres que le but élyséen ? Désolé d’avoir à le dire et le redire : ce questionnement nécessaire doit être posé.
En tout cas, par sa déclaration, elle s’est posée en digne complice objectif de la lignée présidentielle qui mine la France depuis des lustres. Mais, à chaque faux, revenons au bon chemin.
ÉRIC ZEMMOUR SE DÉTACHE
Par comparaison avec la position hors réalité de la candidate du RN, Éric Zemmour s’ancre chaque jour davantage dans le réel. Il suffit de l’écouter, sur CNEWS ou de le lire. Peut-être devrait-il remercier Marine Le Pen d’avoir porté le projecteur sur lui ? D’avoir reconnu, en creux, la puissance de la vague qui peut le porter ? De lui avoir préparé une place dans le grand débat ?
Le fera-t-il ? Je n’en sais rien. Mais moi, je ne le ferai pas.
POURQUOI ?
Simplement parce que nous voyons depuis trop longtemps que Marine n’est « Le Pen » que de circonstance.
Je suis désolé d’entendre le patriarche des Le Pen conseiller « amicalement » à Zemmour de ne pas prendre part à la course. Je le comprends en tant que père. Mais, devant l’histoire de France, compte tenu du rôle qu’il aurait pu jouer, d’autres positions m’auraient paru plus convaincantes. Par exemple, le silence. Ou mieux, un questionnement à portée historique, comme il sait les faire.
Un président doit protéger la vie, qui représente la synthèse de ses devoirs régaliens. Marine le Pen était absente de la grande manifestation pour la vie. Ses cadres aussi, trop bien « encadrés » par « la » chef.
Faute lourde. Très lourde. Les signes négatifs sont ceux qui parlent le plus et le mieux.
Dommage, Marine ! Il fut un temps où Zemmour n’aurait pu tenir le flambeau. Mais quand on ne veut pas le porter soi-même, il faut laisser la place au courage clairvoyant.

