
Hier, jeudi 27 janvier, je me suis laissé prendre à vouloir écouter le débat annoncé sur C8 entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, sous la houlette de Cyril Hanouna. Puisque la vie est une accumulation de connaissances, autant en ajouter une qui m’était restée étangère à ce jour. Je ne l’ai pas regretté, encore que…
Passons sur Éric Zemmour, que je suis avec un favoritisme que je ne renierai pas, car son existence politique est indispensable à la France. À la France et aux Français, qui voudraient éviter la disparition de ce pays dans la tourmente bruxello-islamo-gaucho-americano-woko-macrono-et autres lieux pollués à marées basses et hautes.
Pour Mélenchon, je gardais en souvenir sa déclaration où il s’associait au peuple français lorsqu’il s’opposait, bousculade en prime, à cette fameuse perquisition d’octobre 2018 chez lui et au siège de LFI. Qu’un député se réfère au peuple français n’est pas monnaie courante, alors que la majorité de ces muets du sérail ne sont devenus que des valets de chambre d’enregistrement, plus attachés à racoler des électeurs de « leur » circonscription — méchants capitalistes — qu’à garder l’indépendance de pensée qui devrait être leur guide intellectuel quotidien pour l’ensemble du pays.
Quant à Cyril Hanouna, que l’on connaît de façon indirecte, presque par force, tant il a su rentrer par les étranges lucarnes après avoir été expulsé par tant de portes, admettons-lui une belle prestation de survie en milieu médiatique où ça ne sent pas toujours la rose.
Bref, dix pour voir, comme on dit dans les petites parties de poker. Eh bien, j’ai vu.
J’ai vu Mélenchon au début, hors présence de Zemmour, arrivant avec sa garde rapprochée, comme un boxeur avant le combat, jouant à l’invité convenable, évoquant son enfance à Tanger, sa capacité à écrire baba en arabe, l’intérêt de participer à un débat démocratique, moment privilégié pour que chacun réfléchisse, etc. Bref, docteur Mélenchon Jekill, les amuse-gueule.
Mais en présence de Zemmour, apparition de Mélenchon Hyde, la ragougnasse d’arrière-boutique du pire bistroquet. Il avait dû avaler un os de travers, pour éructer à ce point, gigoter, se tordre les mâchoires, grincer des yeux, se gondoler du cou, hoqueter, glavioter, tout en lançant des fadaises, interrompant, harcelant, grognassant, glougloutant, entre imprécations cataclysmiques, surdité pathologique et logorrhée à la limite du dégueulis venu des fins fonds du colon.
Franchement, cela devenait lassant. Encore, si l’on avait assisté à une bonne vraie crise d’épilepsie avec intervention des secouristes, il aurait eu une excuse. Ou il en aurait fabriqué une. Mais là, non. Il semblait content de lui. De lui ? De quel lui ?
De celui qui valorisait le débat démocratique et ne s’est lancé que dans une démocrasserie ? Du matamore échappant à la vraie bataille ? Ou simplement de celui qui se cachant derrière l’étiquette d’une gauche radicale, n’est jamais resté que l’ancien trotskard de l’Organisation communiste internationale ? Ou encore, d’un nouvel adepte du vaudou, à force de rêver d’une créolisation n’ayant rien à voir avec la gentille langue des vrais Créoles. Bref, un mystère de plus parmi les troubles de la personnalité. Et il paraît qu’il était professeur d’histoire, donc enseignant sans partialité ! Si l’on veut…
Je ne poserai pas la question de savoir s’il fallait que Zemmour aille dans cette galère. Trop de pour et trop de contre pour s’en sortir sans interprétations hypothétiques. Mais peut-être, pour briguer la place de président, faut-il, malgré tout, visiter les égouts. Il y a certes d’étonnantes odeurs et des rats, mais aussi des gens sérieux qui y travaillent. Ce sont eux qui comptent.
Moi, je n’ai pas supporté, je m’en suis échappé avant la fin. Je serais resté si je n’avais pas connu le programme de Zemmour. Là, franchement, j’ai eu l’impression de perdre du temps, donc, une partie de ma vie. Une fois, c’est déjà une fois de trop, sauf à en tirer une bonne leçon. On ne m’y reprendra pas. Tant pis, je ne serai pas président !
Un semi-satisfecit pour Cyril Hanouna qui n’a pas envenimé la prestation, mais qui ne l’a pas récupérée non plus. Bof !
Au fond, tout est simple. Si vous voulez inviter quelqu’un avec des amis pour qu’il pourrisse votre soirée, n’oubliez pas Mélenchon !
Antoine Solmer


Réaction salutaire !⅘ J’ai en effet quelque peu été peiné du « débat ». Je comprends mieux pourquoi en vous lisant.
Agressivité constante, et ironie persifflante de JL Mélenchon.
Honte à lui, car Zemmour, lui, ne se comporte pas ainsi.
Il est drôle quand même que celui-là (JLMé) qui professe la honte que l’autre devrait avoir, ou la haine qu’il lui semble que l’autre aurait, ce soit justement lui qui mène un débat honteux, rempli de mépris et de haine ! Honte à lui, canaille de rhétoricien, au plus pur jus du politique véreux !
Quelle tromperie et quelle duplicité ! Cela me remplit de dégoût.
Les deux débatteurs n’étaient visiblement pas sur le même plan – ce serait, longuement, à développer. Et surtout pas en bonne connivence, malgré le propos initial.
Honneur à Zemmour d’être venu défendre des idées et des plans d’action, face à un tel mastodonte d’une aussi mauvaise foi ricaneuse, ironique, insolente, et condescendante.
Ce pseudo-débat pose bien des questions. Il pourrait servir de base à une large étude de la vie politique en France. Il fut un temps où Georges Marchais faisait le spectacle, avec une mauvaise foi intense, une tactique de contre-feux à base de jets d’eau teintée en rouge. Au moins, il était un artiste ayant le culot de dire : « voyez, je mens, mais ça n’a aucune importance, vous n’avez pouvez m’applaudir ou pas, je continue. » Entre ses fausses indignations, ses appels à Liliane, et son articulation traînante, nous avions un menteur affirmé, un ennemi clair, un roublard dont on pouvait saluer la performance.
Mais un tel débat ne s’arrêterait pas à des commentaires sur les prestations d’artistes. Derrière, il y a le fond, celui de la Gauche. Le mensonge permanent caché derrière l’appel aux bons sentiments pour établir le goulag universel, tenu par quelques apparatchiks.
Pourtant, ne nous trompons pas. La Gauche n’est pas la seule à viser ce but. Macron et son extrême-centre ne valent pas mieux, et peut-être pire. En tout cas, leur seule destination devrait être vers les poubelles de l’histoire.
A. S.