
Pardon à l’immense Léo Ferré et au non moins immense Aragon (pour leurs poèmes et chansons) ! Et puis, zut ! dans le cas contraire. L’occasion était trop belle de leur chouraver quelques vers. Quand dérision rime avec raison, quand les émeus n’émeuvent pas les bonnes consciences, quand les responsables jouent aux autruches, faibles têtes dans le sable et forts à Brégançon, quand les campagnes qui se dépeuplent se remplissent de curieux campagnols et que ce n’est pas extra, alors, tout est permis.
Lire ces quelques lignes et voir cette vidéo.
Est-ce ainsi que les émeus vivent
Et leurs tueries au loin les suivent
C’était un temps déraisonnable
On avait les émeus à table
On faisait politique instable
On prenait les loups pour des chiens
Tous changeaient de rôle et de piaule
La pièce était-elle ou non drôle
Lui qui tenait si mal son rôle
C’était à n’y comprendre rien
Est-ce ainsi que les émeus vivent
Et leurs émeutes au loin les suivent.
Antoine Solmer

