LA MORALE, COMBIEN DE MILLIARDS ?

L'AVEUGLEMENT
L’AVEUGLEMENT

Réponse à un commentaire qui m’a été envoyé sur Facebook après que j’ai écrit quelques mots sur le scandale de la vaccination 

« Vous semblez dire que les millions de personnes vaccinées avec ARN sont en danger, otages des labos incompétents ».

Oui, bien sûr ! Même si cela semble choquant, c’est malheureusement exactement ce qui se joue sous nos yeux. Mais nous ne voulons pas le voir, ni le croire. En cultivant soigneusement la peur, on nous a conditionnés à accepter par avance n’importe quoi, pourvu que ce soit pour notre salut.

Cette sinistre manipulation est assez largement dénoncée, en tout cas par tous ceux qui ne s’en laissent pas conter.

En revanche, il est un autre point insuffisamment souligné : c’est la terrible amnésie qui affecte l’immense majorité d’entre nous. Amnésie grande pourvoyeuse de crédulité et donnant donc champ libre à toutes les manipulations.

DES EXEMPLES COMME S’IL EN PLEUVAIT

Le passé est pourtant riche d’exemples qui devraient armer notre méfiance. Je n’en citerai ici que quelques-uns, un livre entier ne suffirait pas à en dresser la liste consternante, tant c’est la « monnaie courante ».

Combien de décennies a-t-il fallu pour qu’enfin soit reconnue la toxicité de l’amiante ? Le lobby tout puissant de cette industrie est parvenu à en retarder la reconnaissance pendant plus de trente ans. J’en ai vu, moi, de ces travailleurs de l’amiante venir mourir en service de pneumologie de cancer de la plèvre et du poumon (mésothéliome ; en Suisse, encore 170 morts par an alors qu’on a désamianté depuis des années), ayant traîné en vain les industriels devant les tribunaux pour obtenir un dédommagement, régulièrement déboutés…

Et le tabac ? Dans les années 50 de grands pontes largement arrosés par les cigarettiers allaient jusqu’à affirmer que le tabac était bon pour la santé… Combien d’années a-t-il fallu pour qu’on commence, timidement, à dire que « p’tête ben qu’c’était pas si bon »… Puissance des lobbies…

Et que dire de l’industrie sucrière qui a fait croire au monde entier que l’ennemi, c’était le gras, avec force articles médicaux signés des plus grand noms… on a aujourd’hui la preuve qu’ils étaient grassement soudoyés, ces éminents professeurs, et qu’ils ont contribué à l’empoisonnement de milliards d’humains en ouvrant la porte à l’omniprésence du sucre dans les aliments transformés (diabète, obésité, ces maux dont souffrent les pauvres Polynésiens à qui notre président n’a pas hésité à servir son petit discours culpabilisateur, taxant les rétifs à la vaccination « d’égoïstes », enjoignant cette population massivement empoisonnée par les saletés dont notre industrie les gave, et donc oui, sujets à risque, à courir se faire vacciner… mais pas un mot, bien sûr, sur la prévention, ni sur les vraies raisons de leur vulnérabilité !).

Et l’industrie phyto-sanitaire (le « sanitaire » fait sourire…), la chimie qui empoisonne nos sols et nos aliments? Combien de scandales étouffés, combien de substances qui n’ont finalement été interdites qu’après des décennies mais continuent à tuer (Chlordécone aux Antilles…) pour combien d’autres qui vont continuer à faire leurs dégâts irréversibles ?

Glissons sur l’industrie automobile et le trucage des mesures des émissions polluantes, et tant d’autres pour nous limiter à ce constat implacable : partout où il y a de l’argent à se faire, le souci du bien commun passe au second plan. Et qu’on ne vienne pas dire que l’argent gagné sans souci de l’intérêt général est ensuite, partiellement, remis en circulation pour des investissements qui eux, serviraient le bien commun. C’est là un sophisme, la logique du « je te mets une baffe, mais c’est pour ton bien »…

BIG PHARMA

Il n’en va évidemment pas différemment avec l’industrie pharmaceutique. Comme ils sont nombreux, les médicaments qu’on a présentés comme des solutions innovantes mais qui ont dû être retirés du marché parfois après des années et bien des morts ! Et pas toujours parce que des effets nocifs rares ne sauraient être mis en évidence pendant les phases expérimentales et ne se manifesteraient donc qu’à l’occasion d’une diffusion généralisée. Le scandale du Vioxx est à cet égard exemplaire : MSD avait juste omis de mentionner que cet anti-inflammatoire révolutionnaire présentait une redoutable toxicité cardio-vasculaire. Bilan, près de 40 000 morts aux USA. Soyons néanmoins rassurés, en France nos autorités sanitaires assurent que le Vioxx n’a fait aucune victime ! Comme le nuage de Tchernobyl !

On pourrait aussi mentionner, plus près de nous, le cas du Fentanyl, un opiacé de synthèse : le laboratoire Insys n’avait pas mentionné que la dose efficace était très voisine de la dose létale, ni que cette substance était fortement addictive, entraînant inévitablement l’augmentation des doses jusqu’à ce que mort s’ensuive. 80 000 morts par an aux USA…

Et comment pourrait-on faire confiance à Pfizer, le laboratoire qui a récolté les amendes les plus lourdes de l’histoire, 1,2 milliards de dollars pour publicité mensongère, dissimulation d’effets secondaires etc. ?

L’industrie pharmaceutique, désormais aux mains de quelques grands groupes de taille mondiale, au pouvoir financier gigantesque, n’a pas d’autre horizon que les courbes de la bourse. La santé publique n’est pas son objectif prioritaire. Comme tout autre industrie, elle vise le profit. Le reste est contingent, ou même marginal. Mais apparemment, cette évidence n’en est pas une pour le plus grand nombre… On ne veut pas la voir, car oui, c’est choquant, c’est manifestement immoral…

STALINE ET LE PAPE

Alors une fois de plus, je pose juste cette petite question en paraphrasant Staline qui demandait « le pape, combien de divisions ? » : la morale, combien de milliards ?