Pourquoi avoir présenté successivement deux faits qui, à première vue, n’ont rien en commun. Je dis bien « à première vue », mais réfléchissons au-delà. Nous savons maintenant que ce rapport sur les Frères musulmans était depuis des mois enterré. Enterré puis déterré, ce qui change tout, surtout à ces niveaux de l’État. En bref, Macron, une fois de plus a joué son rôle de destructeur de la France en cachant la tonne de poussière sous le tapis, et Retailleau a montré qu’il fallait faire le ménage.
Reste à comprendre les enjeux. Macron, enferré dans sa soumission à l’Algérie, Macron le dhimmi de service, devrait être mis en accusation par tous les députés et sénateurs théoriquement élus pour défendre le peuple, mieux encore la Nation. Les avez-vous entendus hausser le ton ? Que non ! Une fois de plus, les muets du sérail ne braillent qu’en restant dans l’entre-soi, là où la pièce de théâtre, si beuglante soit-elle, se termine en éclusant un gorgeon à la buvette de l’assemblée quand ce n’est pas une bousculade de principe. La paye tombera à la fin du mois, et les avantages aussi.
Soyons honnête, bien des corps constitués auraient dû hisser le drapeau noir sur la marmite. Mais la soupe est trop bonne, même si momentanément brûlante. Laissons-la refroidir. Tout cela est lamentable. La France se perd chaque jour davantage.
Alors, Retailleau ? En organisant la fuite du fameux rapport, il a fait le minimum syndical à visée politique, doublé de son élection comme président des LR.
Président… voilà un titre qui doit le titiller. Serait-il l’homme providentiel dans la pétaudière des dhimmis de tout grade ? Pourquoi pas ? Mais lorsqu’un pays attend un homme providentiel, c’est que sa survie est en jeu. Encore faut-il que ce pays comprenne à quel point la catastrophe est proche et que l’homme providentiel, après avoir dégagé le tas de poussière sous le tapis, ne se contente pas d’épousseter bien sagement les bibelots.
Antoine Solmer

