SANDRIN.E ROUSSEAU. SELLE : IMBÉCIL. CELLE

DRÔLE DE BÊTE
DRÔLE DE BÊTE

Il ne fallait pas se triturer la cerv.il.elle trop longtemps pour trouver un titre à l’article du jour après l’annonce de la.du camarade Sandrin.e Rousseau.selle con.ne gratulant ses équipiers.ères : « Bravo à vous pour la magnifique campagne que vous avez fait et faite. » [1]

UNE FAUTE DE GRAMMAIRE ?

Le Figaro, titre « … quand Sandrine Rousseau fait une faute de grammaire. » [2]. Puis, l’introduction de son article relatant la joyeuse fanfaronnade précise qu’elle « a fait une erreur concernant l’accord du participe passé. » Suit une reprise de la règle de base de cette spécificité de notre grammaire . Le reste, je ne l’ai pas lu.

Erreur majuscule : elle n’a pas fait de « faute de grammaire ». D’abord parce que cette phrase est d’une simplicité élémentaire. Vous chercherez sur le Grévisse, ou le Hanse, et verrez que bien des occasions de se tromper existent, en particulier lors de l’emploi des verbes pronominaux, des verbes laisser et faire suivis d’un infinitif, etc.

UNE FAUTE QUI RÉVÈLE LE FOND

Elle n’a pas « fait de faute de grammaire », la députée enseignante-chercheuse et maître (j’insiste) de conférence. Elle a purement et clairement démontré le parasitage cérébral majeur que produit l’écriture dite inclusive.

On objectera qu’elle était sous le coup de l’émotion, de la joie, etc. Raison de plus pour comprendre qu’à la moindre ouverture, à la moindre perte de tenue, le système inclusif s’emballe et devient maître de notre machinerie cérébrale.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’un cheval-jument de Troie capable de ruer à sens et à contre-sens, quand son.sa cavalier.ère ne tient plus les rênes.rois (ici, l’étiquette royale s’imposait).

L’écriture n’est pas une activité spontanée de notre système intellectuel humain. Il a fallu des centaines de milliers d’années, des millions mêmes, pour que nous passions des premiers dessins à l’écriture, des symboles à nos langues dans leur organisation vocale et scripturale. Cela suppose un faramineux système de couplage neuronaux. Les ordinateurs ont encore beaucoup à apprendre pour arriver au même résultat. Et quand ils s’y adonnent, c’est avec une dépense d’énergie incomparablement supérieure à celle dont a besoin notre cerveau pour un résultat équivalent.

En effet, les systèmes TTS ou STT (lecture orale ou écriture de l’oral) n’ont pas seulement besoin de votre ordinateur (il chauffe déjà pas mal) pour apprendre ces disciplines, mais aussi de stockages majuscules extraordinairement consommateurs d’énergie et producteurs de chaleur, nécessitant des systèmes de refroidissement, eux-mêmes énergivores. Faites les comptes : notre cerveau conserve son avance de quelques millions d’années en ce domaine.

UN VOLONTARISME PERVERS

La réalité profonde de l’écriture dite inclusive est qu’elle a été conçue pour parasiter les relations entre hommes et femmes, non seulement des uns aux autres, mais à l’intérieur même de notre personnalité.

Comment et pourquoi des êtres qui nous ressemblent, au moins superficiellement, ont-ils conçu ce mécanisme broyeur de personnalité ? J’insiste sur la caractère volontariste, pervers, de cette conception humaine. Il ne s’agit pas de le confondre avec les tendances homosexuelles « spontanées ». D’une part, ces dernières n’ont pas fini d’intriguer l’âme humaine (au point que certaines civilisations font de ces personnes des passeurs de messages avec les entités transcendantales). D’autre part, bien des homosexuels réprouvent le message véhiculé par ces brouilleurs de codes dont Sandrine Rousseau est une représentante.

Je reviens donc à la question de ce volontarisme pervers, en limitant l’article à quelques pistes.

Nous savons que, dans la nature, certaines espèces changent de sexe au cours de leur développement. Cette réalité a-t-elle pu influencer quelques pseudo-écologistes manichéens au point de faire ressurgir la bête-en-eux, pour influencer les bêtises de certains ?

Mais parlant de bête-en-nous, reprenons la formule éclairante de Pascal : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. » Cet éclairage de nos profondeurs peut découvrir des chemins ignorés, mais ne peut manquer d’accuser d’autres ombres.

Le simple mot profondeur nous mène obligatoirement aux avancées de la psychanalyse. Il faudrait s’aveugler (bonjour Œdipe !) pour ne pas reprendre, quitte à les reformuler, les affiner, les théories freudiennes sur les castrations, le « regret du pénis », etc. Je ne m’y aventure pas ici. Mais la piste ne peut être écartée.

Il faut cependant s’approcher d’une autre frontière : celle de la vie et de la mort. Car, la perturbation sexuelle majeure qui aboutirait à un monde aussi désexualisé qu’hypersexualisé déséquilibrerait la sexualité humaine. Celle-ci deviendrait alors une machine folle passant de panne totale à surchauffe intenable. Ainsi disparaîtrait l’humanité, au moins dans sa spécificité la plus « criante », celle du complexe amour-vie-mort, au profit d’un narcissisme qui tout empli d’amour envers soi-même, ne serait que haine envers l’autre.

Une transformation de l’homme-femme en femme-homme, et finalement de l’Homme en Bête. Ce n’est jamais qu’une des approches du paradis de la Gauche, tant politique qu’archétypique. Du passé faisons table rase… devient : rasons les barbes, et barbons les jeunes filles.

Huxley et bien d’autres l’ont écrit. Staline et tant d’autres s’y sont mis. Les châtreurs.ses et posticheurs.ses devraient-ils.elles réussir leurs coups.pes ?

Non, Sandrine Rousseau n’a pas fait de « faute de grammaire », mais une faute de grand-mère devenue loup. Elle a juste laissé passer le bout poilu et pointu de son oreille.

Antoine Solmer

[1] https://twitter.com/LCI/status/1538626386138644480?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1538834528193679360%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es3_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.bvoltaire.fr%2Fsatire-a-vue-parlez-vous-le-charabia-sandrine-rousseau%2F

[2] https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/bravo-a-vous-pour-la-magnifique-campagne-que-vous-avez-fait-et-faite-quand-sandrine-rousseau-fait-une-faute-de-grammaire-20220620

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