LA FRANCE QUI TOMBE : TITRE CONNU, TITRE VÉCU

Les résultats sont tombés. Je veux dire que la France est tombée. Chaque fois un peu plus bas. Je ne discuterai pas ici sur les nombres plus ou moins provisoires, sur les accords prévisibles plus ou moins contre nature. Cela ne m’intéresse pas. Seule compte la dynamique historique. La France en tant que grande puissance n’existe plus. La France en tant que République Islamique de France est en marche. Ainsi va la roue de l’Histoire : civilisations et pays sont mortels. L’agonie, une fois lancée, peut durer plus ou moins longtemps, le résultat sera le même.

Mais parlant d’histoire, il faudrait, il aurait fallu, que les Français connaissent la leur. Pas celle des faits divers, mais celle des grandes forces qui déterminent le présent et l’avenir à partir du passé. Elles sont nombreuses, mais on peut en retenir trois sur lesquelles je reviendrai plus longuement par ailleurs.

La première tient à la Révolution pré-, per- et post 1789. La Gauche a pris le pouvoir sur une zone qui se croyait “de droite”, parce que la Gauche l’avait désignée ainsi., mais qui était déjà vérolée de l’intérieur. Quant au centre (plus que théorique), il avait bien mérité le surnom de “marais” octroyé par les “Montagnards”, ancêtres éternels périodiquement renouvelés, actuellement sous l’appellation Nouveau Front Populaire.

De même que “la Révolution est un bloc”, comme l’a martelé sans cesse Clemenceau, la Gauche est un bloc, et ses fissures momentanées se reforment toujours. La Gauche gouverne mal mais se défend bien. Elle attaque encore mieux. Nous venons de le voir.

Deuxième grande force historique, qui est aussi une grande faiblesse et qui dépend de la première : les Français de souche vermoulue, ont été intoxiqués et se sont crus intelligents en rabâchant les mots “démocratie”, “État de droit”, Constitution, Parlement, Sénat, et autres décors en carton-pâte. Ils n’ont pas voulu comprendre que la Gauche minait toutes les structures, y compris celles prétendues “de droite”. Pour le centre — y compris le trop “fameux” extrême de la Macronie — il aurait mieux valu l’appeler l’extrême traître. Mais cela satisfait des masses. Alors…

Troisième grande force : la clientèle des “quartiers” associée à Mélenchon, donc à la Gauche. Non que ces “quartiers” soient “de gauche”, ils sont “de quartiers”, à prédominance musulmane ou arabe, ou d’autres origines, mais faisant front commun contre la France. Ce sont des guerriers. Ils ont trouvé un appui, ils s’en servent. Après, la façon dont ces deux groupes se distribueront les coups ne m’intéresse pas. Le résultat sera clair : la démographie parlera, le nombre d’enfants par femme, surtout dans les familles polygames — je veux dire avec une femme au foyer et quelques autres ailleurs, l’ensemble alimenté par la Sécurité Sociale  — et surtout la pugnacité armée des mâles soutenus par les you-you des femmes. La vraie vie ne va pas sans combats menés par des combattants. Je n’en veux absolument pas à ces forces vives. Elle le sont d’autant plus qu’en face c’est du mou.

Petits Blancs, il va falloir vous y faire. Vous avez voulu perdre l’Algérie et ses soutiens fidèles de la France. C’est la même guerre qui continue. Le résultat, sera celui que vous nous avez obligé à subir lorsque nous y étions. Nous l’avions prévu car nous l’avions vécu, et surtout “compris”, autant dans nos biens que dans nos chairs et dans nos esprits. Et dire que des imbéciles” la ramènent” encore avec de Gaulle. J’y reviendrai un autre jour.

Accrochez-vous au toboggan, la réception sera dure. Quant aux discours du type “on va voir ce qu’on va voir”, autant dire qu’à vue d’une ou plusieurs générations, je n’y crois guère, à moins d’un miracle sorti des tripes de quelques-uns qui en ont encore. J’y reviendrai.

Antoine Solmer

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