LA CRISE DU COVID-19 : UNE GUERRE DE REPRÉSENTATIONS

LES SALES COMPLOTISTES
LES SALES COMPLOTISTES

La crise “du COVID-19” : une guerre de représentations

  Comme si cette saloperie de SARS-CoV2 ne suffisait pas, nous devons faire face à un autre “virus” bien plus redoutable, qui affecte et infecte tout notre rapport au langage, donc à la pensée : c’est la manipulation, en voie de généralisation, des mots et des esprits. Officiellement niée (donc sans doute vraie !), elle est destinée à installer le dogme qu’une “vaccination” massive de la population tous les six mois (selon la terminologie décrivant ces injections de matériel génétique) serait le seul remède possible à… on ne sait trop quoi. La vérité est plus trouble : image contre image et propagande contre militantisme, nous sommes plongés dans une formidable “guerre des représentations” : une surprise et une nouveauté.

Cette “guerre des représentations” a en réalité commencé dès le début de la crise sanitaire, au premier trimestre 2020. Contre toutes les données et la raison scientifique, elle a cherché à nous convaincre successivement de la gravité extrême du COVID-19 pour toutes les classes d’âge, de l’impossibilité de tout traitement contre cette maladie, puis de l’utilité ou de l’inutilité incontournables des “gestes-barrière” les jours pairs et des masques les jours impairs, de l’absolue nécessité de confinements poussés à l’absurde et d’autorisations dérogatoires confinant, elles, au déraisonnable, du dépistage de toute la population par des tests PCR gratuits tant qu’ils n’étaient pas payants, de l’isolement mou des “positifs” et de leurs cas contacts et, finalement, d’injections de matériel génétique à toute la population (y compris les populations jeunes, qui sont si peu susceptibles de développer une forme grave), bientôt à un rythme semestriel en attendant plus… le tout pour faire face à un virus comme l’humanité en a connu des wagonnées, mais qui semble terroriser une caste politique mondiale dont les membres ont une peur bleue de la mort, puisqu’ils n’ont pas réussi à l’intégrer dans leur minable référentiel soi-disant philosophique mais dépourvu de tout fondement. Mais si “rien ne peut être au dessus de l’homme… ou des lois de la République” – comme osent le dire les nuls-aux-manettes– la mort peut être terrifiante et il faut la fuir “quoi qu’il en coûte” (sic !). Le résultat est un gouffre à la profondeur de ce qu’on redoutait !

Alexandre del Valle explique : ’‘une guerre de représentation repose sur quatre processus de destruction de l’adversaire : disqualifier (càd. diaboliser, discréditer, décourager, démoraliser), culpabiliser (en insultant, calomniant, condamnant, ostracisant – demandez à Zemmour comment il vit tout ça !), ridiculiser (= caricaturer, insulter, sous-entendre), et renverser (interdire ou subvertir)“… le tout, bien sûr, sans tenir le moindre compte de la vérité ! 

L’histoire a montré à plusieurs reprises que ce type de “’guerre non-dite” aboutit presque inévitablement à la censure, puis à la mise à l’écart, d’abord symbolique, ensuite professionnelle, et finalement physique, du groupe qui en est la cible, élargie à d’autres sous-groupes. Seul ennui : en cas de résistance ou de révolte, elle peut conduire à une forme ou une autre de guerre civile. Or chacune des armes citées ayant été massivement employée, le processus est déjà bien avancé, dans la division en cours de la France où l’élimination de facto de tout opposant est atteinte par l’utilisation systématique de dis-qualificatifs, non-démontrés puisque indémontrables, mais répétés : “complotistes”, “anti-vax”, “fake news”, “extrême-droite”, “populiste”, “islamophobe”, etc… à l’encontre de ceux qui s’opposent à la doxa du jour et au discours officiel, ou qui émettent des doutes sur leur validité…

La culpabilisation est une pièce maîtresse, dans une guerre de représentations. “Convaincre l’homme que lui-même et ceux qui pensent comme lui commettent des actes immoraux ou injustes, c’est amener la désintégration du groupe auquel il appartient”  ( Robert Mucchielli, De la Subversion). Dans la guerre du COVID-19, la culpabilisation vise à présenter le discours contestataire comme “extrémiste et dangereux”, et à faire des rebelles (les non-vaccinés, les non-masqués, etc…) des contaminateurs en puissance, seuls responsables de l’engorgement des hôpitaux, présentant une menace pour la société, pour leur voisin de palier et pour toute personne croisée dans la rue, et mettant en danger la vie d’autrui, le tout par un manque de conscience sociale, par je m’en fichisme ou par inconscience, invoqués, jamais démontrés –et pour cause ! Et le fait que la plupart de ces affirmations ne puisse trouver le moindre  fondement scientifique opposable ne joue aucun rôle : au nom d’une “science’’ répandue chaque soir par des praticiens – donc des non-scientifiques, on verse dans l’obscurantisme, la naïveté, l’irréalisme, la superstition.

Et que les données provenant d’Israël, du Royaume-Uni ou d’Islande montrent que chaque nouveau variant est susceptible d’échapper à l’immunité vaccinale, et que le “Conseil Scientifique COVID-19” ait lui-même déclaré, dans  le journal The Lancet (février 2021), que l’immunité collective est un objectif hors d’atteinte face aux mutations virales, n’ont pas ralenti les efforts pour la diabolisation des méfiants et la caricature de leurs idées : la seule chose qui importe semble :  faire taire les réserves des “opposants”, cette subversion passant donc par le retournement, comme des doigts de gant, du sens des mots et des concepts, et  aussi par un détournement mensonger de toute pensée “non-conforme’’  (le summum étant dans la pratique journalistique prétendue du “fact-checking”, qui a été complètement dévoyée en un instrument de subversion qui doit discréditer toute pensée déviante).

La guerre des représentations aime se concentrer sur des personnes, auxquelles elle prête un rôle déterminant dans le comportement maléfique de l’ennemi. La personnalisation permet de donner à l’ennemi un visage identifiable, qui devient ainsi une incarnation du mal combattu. Le “fact check” (qui n’est, en réalité, ni l’un, ni l’autre), est un  procédé journalistique d’une mauvaise foi absolue, qui dit vouloir remettre en cause chaque point évoqué dans une interview, mais avec une volonté délibérée de les identifier pour la plupart comme “fake news”. Un ou une “fact-checkeur – euse” digne de ce nom ne répond normalement pas aux questions qui lui sont posées sur ses sources d’information ou ses références, qu’il affirme “scientifiques’’. Au bout d’un certain temps, la négation de toute vérité et de toute rationalité finit par miner les fondements de toute pensée. Peu à peu, les fact-checkers tombent dans une dissonance cognitive permanente, où le logos officiel – qu’ils soutiennent – se heurte à leur bon sens et leurs observations quotidiennes. Ils résolvent souvent cette dissonance par un enfermement dans une carte mentale de plus en plus rigide et une agressivité croissante à l’égard des voix dissonantes.

Cette inclination qu’ont les hommes de persister dans l’erreur quand leur système de croyances est mis à mal par la réalité est un rouage essentiel de toute guerre des représentations : sans lui, les manipulations de tout pouvoir ne pourraient prospérer. Le célèbre géopolitologue Alexandre del Valle écrit encore : “Ces individus deviennent ainsi les premiers désinformateurs, les premiers “complices” endogènes des attaques externes contre […] une personne ou un groupe donné, cible d’une guerre des représentations’’.

La crise actuelle, qui a causé tant de dégâts à l’humanité (et à la France, plus encore), tant en elle-même que par l’absurdité des non-solutions proposées, les suites des décisions prises et le terrible hiatus qui a ainsi été créé entre les différentes strates de ce qui fut “la société française”, qui était structurée et majoritairement unie dans l’adversité et qui est au bord d’un éclatement en mille morceaux, doit être dénoncée et combattue Seule une prise de conscience de ce processus pourra nous laisser espérer une chance de sortir par le haut de la guerre sémantique et de représentation que tous les pouvoirs ont déclarée à la vérité.

H-Cl.

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