XAVIER BERTRAND DANS LA PAMPA, AVEC LES GAUCHOS

EN VOITURE GAUCHO
EN VOITURE GAUCHO

XAVIER BERTRAND LE GAUCHO D’OPÉRETTE

Xavier Bertrand s’est trompé de campagne. Nous le pensions en douce France, gentil pays au climat tempéré, réputé pour sa gastronomie, ses poulets fermiers et autres mets délicieux, sans oublier sa « douceur angevine », et même le petit Lyré de notre brave Du Bellay.

Mais non, Xavier Bertrand a oublié le petit Lyré et préfère délirer. Il rejette la « douceur angevine », pour la rudesse de la pampa. Il se croyait perché sur un brave cheval boulonnais, et le voici chahuté par un fougueux bronco emballé. Et, il attend les applaudissements des gauchos.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui en cette merveilleuse phrase qu’il répète – pour les sourds ou les idiots utiles :

« Il vaut mieux choisir un candidat communiste qu’un candidat du front national… Oui, je l’assume… Il vaut mieux être avec les communistes qu’avec les identitaires… l’extrême de l’extrême droite… C’est le pire du pire… C’est l’extrême de l’extrême, etc. »

XAVIER BERTRAND ET SA TAMBOUILLE

Bien sûr, il se justifie. C’est pour le bien des habitants, pour le progrès, pour apporter des richesses, pour… tout ce qu’on veut, et même ce qu’on ne veut pas. Un saint homme porté par des gauchos locaux.

Il cherchera « en permanence, au nom de l’intérêt général, à faire barrage à des gens qui n’ont pas de propositions et qui n’ont qu’une envie : profiter de la colère des gens»

Comment le remercier, ce saint homme ? Peut-être en lui remettant un peu de mémoire, puisqu’il en manque (personne n’est parfait).

En 2011, lorsqu’il portait on ne sait où une étiquette UMP il appelait à « voter blanc » en cas de duel Parti socialiste contre Front national.

En 2013, il affirmait : « Une forme de gaucho-lepénisme est en train de se mettre en place. C’est quand la gauche est au pouvoir que le populisme monte le plus : c’est le prix du mensonge. »[1]

Plus récemment, au premier tour, il souhaitait la défaite du RN face à la candidate LREM. Autrement dit, l’actuel LREM, ex UMP, ex LR, soutenant le PC, souhaitait la victoire de l’ex PS, devenue LREM, et maintenant TDP (Territoire de progrès), parti qui se dit aile gauche de la majorité, indépendant de LREM, mais « ne renie pas le PS », en étant « plus proche du SPD allemand que du PS ». [2]

Voilà que Xavier Bertrand abandonne la gastronomie pour la tambouille des gargotes mal lavées et il a bien choisi sa marmitonne.

XAVIER BERTRAND DANS LES FOSSES COMMUNES

Mais soutenir les communistes en reléguant les nationaux identitaires ou RN, c’est voter pour le premier grand moustachu de l’URSS, celui qui fut le modèle d’un autre petit moustachu.

C’est aussi rajouter son sac de chaux vive sur les 100 millions de morts dont est responsable cette « délicate idéologie ».

C’est aussi, démontrer, une fois de plus, combien j’ai absolument raison de ranger bien des personnes dites « de droite » dans la case gauche, là où il n’y a que des extrêmes.

[1] https://www.lejdd.fr/Politique/Xavier-Bertrand-Un-gaucho-lepenisme-se-met-en-place-608119-3139490

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Territoires_de_progr%C3%A8s