POISSON D’AVRIL ET REGRET DE CASTEX

IL FAUT ESSUYER SES HUBLOTS
IL FAUT ESSUYER SES HUBLOTS

PRÉSIDENTIX

Hier soir, veille de 1er avril et de poisson plus ou moins faisandé, Présidentix est sorti de sa poissonnerie pour annoncer ses mesures. Ses, adjectif possessif de possédant le pouvoir de décrets à répétition, autrement dit de décrets carabinés. C’est le tir du stand des Nations de Céline, sans l’imparable artillerie de son regard sur le monde. Difficile pour un aveugle et fier de l’être.

Oui, Présidentix tire sur la nation à coups de décrets carabinés. Faut-il espérer qu’un jour quelqu’un lui renvoie la balle ? Surement pas ! Il se prendrait pour un martyr. Mais seulement au sens figuré, par de pleines urnes de son enterrement politique… à condition que restent quelques Français vivants, éveillés, sans peur, et avec reproches. Et là…

Car il y en a des reproches à faire à ce pseudo-gestionnaire de crise, pseudo-maréchal de guerre du virus. Toujours à jouer à cache-cache avec ses conseillers scientifiques, ses réunions sans compte-rendu, ses prétendues mises au pas de conseilleurs sans lien d’intérêt, garantis sur l’honneur et sur la multiplication de leurs apparitions télévisées. Bref, un sauveur qui se sacrifie, avec des larmes grosses comme le poing.

Mais tout cela n’est qu’un théâtre d’ombres, une occupation de temps de cervelles qui ne demandent que cela, de la publicité digne des meilleures démocraties populaires à goulag automatique. Six heures d’explication médiatique sur les réussites du plan. Six heures sur les sociaux-traîtres au plan, six heures de rééducation démocratique, et six heures pour dormir… en espérant ne pas être réveillé avec de grands coups dans les portes. Circulez avec nous, vous n’aurez plus rien à voir !

Il fut un temps, où, la politique intérieure devenant déplaisante, le pouvoir se lançait dans une guerre extérieure. S’il en manquait, il allait en chercher une, ou en inventer une autre.

Par exemple, le lider maximo de La Havane, le presque immortel des Caraïbes, entretenait sans discontinuer son peuple d’une invasion imminente du grand voisin. Sinon, il savait entretenir les foules. Par exemple dans son grand discours du 8 janvier 1959 : [1]

« Il se peut que les ministres n’aient pas maintenant de grandes réussites, mais je suis sûr que dans quelques mois ils sauront résoudre tous les problèmes que le peuple leur présentera, parce qu’ils ont la qualité la plus importante : le désir de bien faire et d’aider le peuple. Et je suis sûr surtout qu’aucun ne commettra jamais une des fautes classiques des ministres. Vous savez laquelle, n’est-ce pas ? (Cris de : « S’en mettre plein les poches ! ») Ah !, comment le savez-vous?

Et c’est ça le plus important : la morale, l’honnêteté de ces compagnons. Ils ne seront pas des savants, parce qu’ici personne ne l’est, mais je vous assure en tout cas qu’ils ont de la dignité à revendre, ce qu’on leur demande justement ! N’est-ce pas ça que le peuple demande toujours : un gouvernement honnête ? »

Pour être franc, c’était aussi foireux que Paris en 2021, mais au moins, ça avait de la gueule !

ALORS PARLONS DE MINISTRE ET SURTOUT DU PREMIER

Aujourd’hui, l’homme aux hublots est en  mission à l’Assemblée, et ses explications n’ont pas dû convaincre, puisqu’on trouve parmi les appréciations les termes « arrogance aveugle », « mauvais poisson d’avril », » chaos ».

Il est vrai qu’il s’agit de l’opposition et qu’elle doit « faire la djob » comme expliquent les Québécois dans leur charmant français approximatif. Mais la réponse du citoyen Durex Castex vaut son pesant de poutine[2] :

« Nous sommes dans un État de droit démocratique, constitutionnel. Cette Constitution répartit les pouvoirs et les attributions entre l’exécutif et le législatif… L’ensemble des décisions annoncées hier soir par le Président relèvent du pouvoir exécutif. Je ne vois pas en quoi les droits du Parlement seraient amoindris… A ma place, vous feriez pareil. [3]» 

            Il semble se croire dans un « État de droit démocratique, constitutionnel »… où les députés n’ont qu’à jouer du godillot ou de la démission quand le LITTLE BRO parle, et qu’à sortir leurs mouchoirs quand il se mouche. Donc il ne voit pas… Mais peut-être a-t-il raison ? Car tous ces gens, « y font la djob »… celle de rester en place et de monter le spectacle. Sinon, imaginez ! Le lunetteux tout seul, s’escrimant à convaincre une assemblée vide… le retour devant LITTLE BRO… M’ferez cent lignes, et z’irez les faire signer par Blanquer… Prenez des figurants… avec trois masques sur le museau, faites-moi ça comme il faut… un grand panneau APPLAUDISSEZ, un tout petit MURMURES. Faut que je vous apprenne tout. Allez ! Disparaissez !

Joyeux premier avril ! Ce n’était qu’une farce…

[1] http://www.fidelcastro.cu/fr/discursos/discours-prononce-par-fidel-castro-ruz-son-arrivee-la-havane-cite-liberte-le-8-janvier

[2] Recette québécoise à base de frites, de fromage en grains, et de sauce brune chaude. Hypercalorique !

[3] https://www.lci.fr/sante/en-direct-covid-19-confinement-a-l-hopital-le-pic-epidemique-pourrait-etre-atteint-d-ici-7-a-10-jours-selon-olivier-veran-2182167.html